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La téléphonie sur IP exploite un réseau de données IP pour offrir des
communications
vocales à l'ensemble de l'entreprise sur un réseau unique voix et données. Cette
convergence des services de communication données, voix, et vidéo sur un réseau unique,
s'accompagne des
avantages liés à la réduction des coûts d'investissement, à la simplification
des procédures
d'assistance et de configuration, et à l'intégration accrue de filiales et de
sites distants aux
installations du réseau d'entreprise. 4 - Les avantagesLa VoIP offre de nombreuses nouvelles possibilités aux opérateurs et utilisateurs qui bénéficient d'un réseau basé sur Ip. Les avantages les plus marqués sont les suivants. 4.1 - Réduction des coûtsEn déplaçant le trafic voix Rtc vers le
réseau privé WAN/IP les entreprises peuvent réduire sensiblement certains coûts
de communications. Réductions importantes mises en évidence pour des
communications internationales, ces réductions deviennent encore plus
intéressantes dans la mutualisation voix/données du réseau IP inter-sites (WAN).
Dans ce dernier cas, le gain est directement proportionnel au nombre de sites
distants. 4.2 - Standards ouverts et interopérabilité multi-fournisseursTrop souvent par le passé les
utilisateurs étaient prisonniers d'un choix technologique antérieur. La VoIP a
maintenant prouvé tant au niveau des réseaux opérateurs que des réseaux
d'entreprises que les choix et les évolutions deviennent moins dépendants de
l'existant. 4.3 - Choix d'un service opéréLes services opérateurs ouvrent les alternatives VoIP. Non seulement l'entreprise peut opérer son réseau privé VoIP en extension du réseau RTC opérateur, mais l'opérateur lui-même ouvre de nouveaux services de transport VoIP qui simplifient le nombre d'accès locaux à un site et réduit les coûts induits. Le plus souvent les entreprises opérant des réseaux multi-sites louent une liaison privée pour la voix et une pour la donnée, en conservant les connexions RTC d'accès local. Les nouvelles offres VoIP opérateurs permettent outre les accès RTC locaux, de souscrire uniquement le média VoIP inter-sites. 4.4 - Un réseau voix, vidéo et données (triple play)En positionnant la voix comme une
application supplémentaire du réseau IP, l'entreprise ne va pas uniquement
substituer un transport opérateur RTC à un transport IP, mais simplifier la
gestion des trois réseaux (voix, données et vidéo) par ce seul transport. Une
simplification de gestion, mais également une mutualisation des efforts
financiers vers un seul outil. Concentrer cet effort permet de bénéficier d'un
réseau de meilleure qualité, plus facilement évolutif et plus disponible, pourvu
que la bande passante du réseau concentrant la voix, la vidéo et les données
soit dimensionnée en conséquence. 4.5 - Un service PABX distribué ou centraliséLes PABX en réseau bénéficient de
services centralisés tel que la messagerie vocale, la taxation, etc... Cette même
centralisation continue à être assurée sur un réseau VoIP sans limitation du
nombre de canaux. A l'inverse, un certain nombre de services sont parfois
souhaités dans un mode de décentralisation. C'est le cas du centre d'appels où
le besoin est une centralisation du numéro d'appel (ex : numéro vert), et une
décentralisation des agents du centre d'appel. Difficile à effectuer en
téléphonie traditionnelle sans l'utilisation d'un réseau IP pour le déport de la
gestion des ACD distants. Il est ainsi très facile de constituer un centre
d'appel ou centre de contacts (multi canaux/multi-médias) virtuel qui possède
une centralisation de supervision et d'informations. 4.6 - Evolution vers un réseau de téléphonie sur IpLa téléphonie sur IP repose totalement sur un transport VoIP. La mise en oeuvre de la VoIP offre là une première brique de migration vers la téléphonie sur IP. 4.7 - Intégration des services vidéoLa VoIP intègre une gestion de la voix mais également une gestion de la vidéo. Si nous excluons la configuration des "multicasts" sur les composants du réseau, le réseau VoIP peut accueillir des applications vidéo de type vidéo conférence, vidéo surveillance, e-learning, vidéo on demand,..., pour l'ensemble des utilisateurs à un coût d'infrastructure réseau supplémentaire minime. 5 - L'Architecture Voip5.1 - Les schémas
Voici le schéma générale de l'utilisation de la Voip en entreprise : Le routeur : Il permet d'aiguiller les données et le routage des paquets entre deux réseaux. Certains routeurs, comme les Cisco 2600, permettent de simuler un gatekeeper grâce à l'ajout de cartes spécialisées supportant les protocoles VoIP. La passerelle : il s'agit d'une interface entre le réseau commuté et le réseau IP. Le PABX : C'est le commutateur du réseau téléphonique classique. Il permet de faire le lien entre la passerelle ou le routeur et le réseau RTC. Une mise à jour du PABX est aussi nécessaire. Si tout le réseau devient IP, il n'y a plus besoin de ce matériel. Les Terminaux : Des PC ou des téléphones VoIP. Pour transmettre les paquets, on utilise RTP, standardisé en 1996. Il est un protocole adapté aux applications présentant des propriétés temps réel. Il permet ainsi de reconstituer la base de temps des flux (horodatage des paquets : possibilité de re-synchronisation des flux par le récepteur), de détecter les pertes de paquets et en informer la source, et d'identifier le contenu des données pour leurs associer un transport sécurisé. En revanche, ce n'est pas "la solution" qui permettrait d'obtenir des transmissions temps réel sur IP. En effet, il ne procure pas de réservation de ressources sur le réseau (pas d'action sur le réseau de type RSVP, diffserv, Policeur), de fiabilisation des échanges (pas de retransmission automatique, pas de régulation automatique du débit) et de garantie dans le délai de livraison (seules les couches de niveau inférieur le peuvent) et dans la continuité du flux temps réel. Bien qu'autonome, RTP peut être complété par RTCP. Ce dernier apporte un retour d'informations sur la transmission et sur les éléments destinataires. Ce protocole de contrôle permet de renvoyer à la source des informations sur les récepteurs et ainsi lui permettre, par exemple, d'adapter un type de codage ou encore de modifier le débit des données. 5.2 - Gateway et Gatekeeper
Pour commencer je vais parler d'un des éléments clefs d'un réseau VoIP, la
passerelle et
leurs « Gatekeepers » associés. Les passerelles ou gateways en téléphonie IP
sont des ordinateurs
qui fournissent une interface où se fait la convergence entre les réseaux
téléphoniques commutés
(RTC) et les réseaux basés sur la commutation de paquets TCP/IP. C'est une
partie essentielle de
l'architecture du réseau de téléphonie IP. Le gatekeeper est l'élément qui
fournit de l'intelligence à
la passerelle. Comme nous l'avons déjà fait remarqué, nous pouvons séparer les
parties matérielles
et logicielles d'une passerelle. Le gatekeeper est le compagnon logiciel de la
gateway. Le routage des appels : en effet, le gatekeeper est responsable de la fonction de routage. Non seulement, il doit tester si l'appel est permis et faire la résolution d'adresse mais il doit aussi rediriger l'appel vers le bon client ou la bonne passerelle. Administration de la bande passante : le gatekeeper alloue une certaine quantité de bande passant pour un appel et sélectionne les codecs à utiliser. Il agit en tant que régulateur de la bande passante pour prémunir le réseau contre les goulots d'étranglement (bottle-neck). Tolérance aux fautes, sécurité : le gatekeeper est aussi responsable de la sécurité dans un réseau de téléphonie IP. Il doit gérer les redondances des passerelles afin de faire aboutir tout appel. Il connaît à tout moment l'état de chaque passerelle et route les appels vers les passerelles accessibles et qui ont des ports libres. Gestion des différentes gateways : dans un réseau de téléphonie IP, il peut y avoir beaucoup de gateways. Le gatekeeper, de par ses fonctionnalités de routage et de sécurité, doit gérer ces gateways pour faire en sorte que tout appel atteigne sa destination avec la meilleure qualité de service possible. Ainsi, le gatekeeper peut remplacer le classique PABX. En effet, il est capable de router les appels entrant et de les rediriger vers leur destination ou une autre passerelle. Mais il peut gérer bien d'autres fonctions telles que la conférence ou le double appel. Il n'existe pas les mêmes contraintes avec un gatekeeper qu'avec un PABX. En effet, ce dernier est constitué par du logiciel et l'opérateur peut implémenter autant de services qu'il le désire. Alors qu'avec un PABX, l'évolutivité est limitée par le matériel propriétaire de chaque constructeur, avec le gatekeeper, l'amélioration des services d'un réseau de téléphonie IP n'a pas de limites. Le grand bénéfice du développement d'un gros gatekeeper est de remplacer le PABX classique. En effet, chaque PABX utilise son propre protocole pour communiquer avec les postes clients, ce qui entraîne un surcoût. Avec le couple gateway/gatekeeper, ce problème n'existe pas. Il utilise des infrastructures qui existent, le LAN et des protocoles tel qu'IP. 6 - Standards VoIP6.1 - Protocole H3236.1.1 - IntroductionAvec le développement du multimédia sur
les réseaux, il est devenu nécessaire de créer des protocoles qui supportent ces
nouvelles fonctionnalités, telles que la visioconférence : l'envoi de son et de
vidéo avec un soucis de données temps réel. Le protocole H.323 est l'un d'eux.
Il permet de faire de la visioconférence sur des réseaux IP. 6.1.2 - FonctionnementLe protocole H.323 est utilisé pour
l'interactivité en temps réel, notamment la visioconférence (signalisation,
enregistrement, contrôle d'admission, transport et encodage). C'est le leader du
marché pour la téléphonie Ip. Il s'inspire du protocole
H.320 qui proposait une solution pour la visioconférence sur un réseau numérique
à intégration de service (Rnis ou Isdn en anglais), comme par exemple le service
numéris proposé par France Telecom. Le protocole H.323 est une adaptation de
H.320 pour les réseaux Ip. A l'heure actuelle, la visioconférence sur liaison
Rnis est toujours la technique la plus déployée. Elle existe depuis 1990. Les
réseaux utilisés sont à commutation de circuits. Ils permettent ainsi de
garantir une Qualité de Service (QoS) aux utilisateurs (pas de risque de coupure
du son ou de l'image). Aujourd'hui, c'est encore un avantage indiscutable. Par
contre, comme pour le téléphone, la facturation est fonction du débit utilisé,
du temps de communication et de la distance entre les appels. Les terminaux - Dans un contexte de téléphonie sur IP, deux types de terminaux H.323 sont Aujourd'hui disponibles. Un poste téléphonique IP raccordés directement au réseau Ethernet de l'entreprise. Un PC multimédia sur lequel est installé une application compatible H.323. Les passerelles (GW: Gateway) - Elles assurent l'interconnexion entre un réseau Ip et le réseau téléphonique, ce dernier pouvant être soit le réseau téléphonique public, soit un Pabx d'entreprise. Elles assurent la correspondance de la signalisation et des signaux de contrôle et la cohésion entre les médias. Pour ce faire, elles implémentent les fonctions suivantes de transcodage audio (compression, décompression), de modulation, démodulation (pour les fax), de suppression d'échos, de suppression des silences et de contrôle d'appels. Les passerelles sont le plus souvent basées sur des serveurs informatiques standards (Windows NT, Linux) équipés d'interfaces particuliers pour la téléphonie (interfaces analogiques, accès de base ou accès primaire RNIS, interface E1, etc.) et d'interfaces réseau, par exemple de type Ethernet. La fonctionnalité de passerelle peut toutefois être intégrée directement dans le routeur ainsi que dans les Pbx eux-mêmes. Les portiers (GK: Gatekeeper) - Ils sont des éléments optionnels dans une solution H.323. Ils ont pour rôle de réaliser la traduction d'adresse (numéro de téléphone - adresse Ip) et la gestion des autorisations. Cette dernière permet de donner ou non la permission d'effectuer un appel, de limiter la bande passante si besoin et de gérer le trafic sur le Lan. Les "gardes-barrière" permettent également de gérer les téléphones classiques et la signalisation permettant de router les appels afin d'offrir des services supplémentaires. Il peuvent enfin offrir des services d'annuaires. Les unités de contrôle multipoint (MCU, Multipoint Control Unit) - Référence au protocole T.120 qui permet aux clients de se connecter aux sessions de conférence de données. Les unités de contrôle multipoint peuvent communiquer entre elles pour échanger des informations de conférence. Dans un contexte de téléphonie sur IP, la signalisation a pour objectif de réaliser les fonctions suivantes : Recherche et traduction d'adresses - Sur la base du numéro de téléphone du destinataire, il s'agit de trouver son adresse IP (appel téléphone . PC) ou l'adresse IP de la passerelle desservant le destinataire. Cette fonction est prise en charge par le Gatekeeper. Elle est effectuée soit localement soit par requête vers un annuaire centralisé. Contrôle d'appel - L'équipement terminal
(« endpoint » = terminal H.323 ou passerelle) situé à l'origine de l'appel
établit une connexion avec l'équipement de destination et échange avec lui les
informations nécessaires à l'établissement de l'appel. Dans le cas d'une
passerelle, cette fonction implique également de supporter la signalisation
propre à l'équipement téléphonique à laquelle elle est raccordée (signalisation
analogique, Q.931, etc.) et de traduire cette signalisation dans le format
défini dans H.323. Le contrôle d'appel est pris en charge soit par les
équipements terminaux soit par le Gatekeeper. Dans ce cas, tous les messages de
signalisation sont routés via le Gatekeeper, ce dernier jouant alors un rôle
similaire à celui d'un PBX. Trois protocoles de signalisation sont spécifiés dans le cadre de H.323 à savoir : RAS (Registration, Admission and Status) - Ce protocole est utilisé pour communiquer avec un Gatekeeper. Il sert notamment aux équipements terminaux pour découvrir l'existence d'un Gatekeeper et s'enregistrer auprès de ce dernier ainsi que pour les demandes de traduction d'adresses. La signalisation RAS utilise des messages H.225.0 6 transmis sur un protocole de transport non fiable (Udp, par exemple). Q.931 - H.323 utilise une version simplifiée de la signalisation RNIS Q.931 pour l'établissement et le contrôle d'appels téléphoniques sur Ip. Cette version simplifiée est également spécifiée dans la norme H.225.0. H.245 : ce protocole est utilisé pour l'échange de capacités entre deux équipements terminaux. Par exemple, il est utilisé par ces derniers pour s'accorder sur le type de codec à activer. Il peut également servir à mesurer le retard aller-retour (Round Trip Delay) d'une communication. Une communication H.323 se déroule en cinq phases : Établissement d'appel Échange de capacité et réservation éventuelle de la bande passante à travers le protocole RSVP (Ressource reSerVation Protocol) Établissement de la communication audio-visuelle Invocation éventuelle de services en phase d'appel (par exemple, transfert d'appel, changement de bande passante, etc.) Libération de l'appel. 6.1.3 - H323 dans le modèle OsiLes différents protocoles sont
représentés ci-dessous dans le modèle OSI : 6.1.4 - La visioconférence sur IpTout d'abord, au niveau économique, la
visioconférence sur Ip s'avère moins coûteuse que celle sur liaison RNIS car
d'un côté, l'équipement d'un PC est relativement peu cher : ce système ne
nécessite pas l'installation de prises RNIS spéciales. D'autre part, une liaison
Rnis a un coût calculé selon la longueur de l'appel, le débit, et la distance.
Alors que dans une liaison IP, le prix est forfaitaire selon le débit. En fin de
compte, la visioconférence par Ip s'avère souvent moins onéreuse que par liaison
Rnis. 6.1.5 - Avantages et inconvénientsLes réseaux IP sont à commutation de
paquets, les flux de données transitent en commun sur une même liaison. La
visioconférence IP mise sur une disponibilité de ces liaisons. Les débits des
réseaux IP doivent donc être adaptés en fonction du trafic afin d'éviter tout
risque de coupure du son et de la vidéo. Tous les sites n'ont pas le même débit.
Plus le débit sera élevé et plus le risque de coupure sera faible. Par ailleurs,
tant que la Qualité de Service n'existera pas dans les réseaux IP, la fiabilité
des visioconférences sur les lignes à faible débit sera basse. Codec standards : H.323 établit des standards pour la compression et la décompression des flux audio et vidéo. Ceci assure que des équipements provenant de fabricants différents ont une base commune de dialogue. Interopérabilité : Les utilisateurs veulent pouvoir dialoguer sans avoir à se soucier de la compatibilité du terminal destinataire. En plus d'assurer que le destinataire est en mesure de décompresser l'information, H.323 établit des méthodes communes d'établissement et de contrôle d'appel. Indépendance vis à vis du réseau : H.323 est conçu pour fonctionner sur tout type d'architecture réseau. Comme les technologies évoluent et les techniques de gestion de la bande passante s'améliorent, les solutions basées sur H.323 seront capables de bénéficier de ces améliorations futures. Indépendance vis à vis des plates-formes et des applications : H.323 n'est lié à aucun équipement ou système d'exploitation. Support multipoint : H.323 supporte des conférences entre trois points terminaux ou plus sans nécessiter la présence d'une unité de contrôle spécialisée. Gestion de la bande passante : Le trafic audio et vidéo est un grand consommateur de ressources réseau. Afin d'éviter que ces flux ne congestionnent le réseau, H.323 permet une gestion de la bande passante à disposition. En particulier, le gestionnaire du réseau peut limiter le nombre simultané de connexions H.323 sur son réseau ou limiter la largeur de bande à disposition de chaque connexion. De telles limites permettent de garantir que le trafic important ne soit pas interrompu. Support multicast : H.323 supporte le multicast dans les conférences multipoint. Multicast envoie chaque paquet vers un sous-ensemble des destinataires sans réplication, permettant une utilisation optimale du réseau. A l'heure actuelle, le standard de fait pour les systèmes de téléphonie sur IP est la norme H.323 de l'UIT. Indispensable pour permettre un minimum d'interopérabilité entre équipements de fournisseurs différents, ce standard présente toutefois les inconvénients suivants : Protocole complexe, créé initialement pour les conférences multimédia et qui incorpore des mécanismes superflus dans un contexte purement téléphonique. Ceci a notamment des incidences au niveau des terminaux H.323 (téléphones IP, par exemple) qui nécessitent de ce fait une capacité mémoire et de traitement non sans incidence au niveau de leur coût. Comprend de nombreuses options susceptibles d'être implémentées de façon différentes par les constructeurs et donc de poser des problèmes d'interopérabilité ou de plus petit dénominateur commun (dans le choix du codec, par exemple) ; D'autre part, comme le seul codec obligatoire est le codec G.711 (64 Kps) et que le support des autres codecs plus efficaces est optionnel, l'interopérabilité entre produits provenant de constructeurs différents ne signifie pas qu'ils feront un usage optimal de la bande passante. En effet, dans le cas où les codecs à bas débits sont différents, le transport de la voix se fera à 64 Kbps, ce qui, en terme de bande passante, ne présente guère d'avantages par rapport à un système téléphonique classique. 6.1.6 - Comparaison avec SipSip est un autre protocole pour l'interactivité en temps réel. Il a été développé par l'IETF et s'inspire du protocole Http alors que H.323 s'inspire de la téléphonie. Sip est plus modulaire et peut fonctionner avec d'autres protocoles. Il est donc plus souple que H.323. 6.1.7 - ConclusionLe protocole H.323 est une des normes envisageables pour la visioconférence sur Ip. Cependant, elle est pour l'instant surtout employé par des programmes propriétaires (Microsoft, etc.). La documentation est difficile d'accès car l'ITU fait payer les droits d'accès aux derniers développements de cette technologie, en dehors des efforts faits par le projet OpenH.323 pour rendre cette technologie accessible à tous. Cet ensemble de normes ne s'avèrent pas toujours compatibles avec d'autres protocoles à cause de son développement inspiré de la téléphonie, ce qui peut rendre son utilisation un peu "rigide". 6.2 - Protocole SIP6.2.1 - IntroductionLe protocole Sip (Session Initiation Protocole) a été initié par le groupe MMUSIC (Multiparty Multimedia Session Control) et désormais repris et maintenu par le groupe SIP de l'IETF donnant la Rfc 3261 rendant obsolète la Rfc 2543. Sip est un protocole de signalisation appartenant à la couche application du modèle Osi. Son rôle est d'ouvrir, modifier et libérer les sessions. L'ouverture de ces sessions permet de réaliser de l'audio ou vidéoconférence, de l'enseignement à distance, de la voix (téléphonie) et de la diffusion multimédia sur Ip essentiellement. Un utilisateur peut se connecter avec les utilisateurs d'une session déjà ouverte. Pour ouvrir une session, un utilisateur émet une invitation transportant un descripteur de session permettant aux utilisateurs souhaitant communiquer de s'accorder sur la compatibilité de leur média, Sip permet donc de relier des stations mobiles en transmettant ou redirigeant les requêtes vers la position courante de la station appelée. Enfin, SIP possède l'avantage de ne pas être attaché à un médium particulier et est sensé être indépendant du protocole de transport des couches basses. 6.2.2 - FonctionnementSip intervient aux différentes phases de l'appel : Localisation du terminal correspondant, Analyse du profil et des ressources du destinataire, Négociation du type de média (voix, vidéo, données...) et des paramètres de communication, Disponibilité du correspondant, détermine si le poste appelé souhaite communiquer, et autorise l'appelant à le contacter. Etablissement et suivi de l'appel, avertit les parties appelant et appelé de la demande d'ouverture de session, gestion du transfert et de la fermeture des appels. Gestion de fonctions évoluées : cryptage, retour d'erreurs, ... Avec Sip, les utilisateurs qui ouvrent une session peuvent communiquer en mode point à point, en mode diffusif ou dans un mode combinant ceux-ci. Sip permet donc l'ouverture de sessions en mode : Point-à-point - Communication entre 2 machines, on parle d'unicast. Diffusif - Plusieurs utilisateurs en multicast, via une unité de contrôle M.C.U (Multipoint Control Unit) Combinatoire - Plusieurs utilisateurs pleinement interconnectés en multicast via un réseau à maillage complet de connexions. Voici les différents éléments intervenant dans l'ouverture de session : Suivant nature des échanges, choix des protocoles les mieux adaptés (Rsvp, Rtp, Rtcp, Sap, Sdp). Détermination du nombre de sessions, comme par exemple, pour véhiculer de la vidéo, 2 sessions doivent être ouvertes (l'une pour l'image et l'autre pour la vidéo). Chaque utilisateur et sa machine est identifié par une adresse que l'on nomme Url Sip et qui se présente comme une Url Mailto. Requête Uri permettant de localiser le proxy server auquel est rattaché la machine de l'appelé. Requête Sip, une fois le client (machine appelante) connecté à un serveur Sip distant, il peut lui adresser une ou plusieurs requêtes Sip et recevoir une ou plusieurs réponses de ce serveur. Les réponses contiennent certains champs identiques à ceux des requêtes, tels que : Call-ID, Cseq, To et From. Les échanges entre un terminal appelant et un terminal appelé se font par l'intermédiaire de requêtes : Invite - Cette requête indique que l'application (ou utilisateur) correspondante à l'Url Sip spécifié est invité à participer à une session. Le corps du message décrit cette session (par ex : média supportés par l'appelant ). En cas de réponse favorable, l'invité doit spécifier les médias qu'il supporte. Ack - Cette requête permet de confirmer que le terminal appelant a bien reçu une réponse définitive à une requête Invite. Options - Un proxy server en mesure de contacter l'UAS (terminal) appelé, doit répondre à une requête Options en précisant ses capacités à contacter le même terminal. Bye - Cette requête est utilisée par le terminal de l'appelé à fin de signaler qu'il souhaite mettre un terme à la session. Cancel - Cette requête est envoyée par un terminal ou un proxy server à fin d'annuler une requête non validée par une réponse finale comme, par exemple, si une machine ayant été invitée à participer à une session, et ayant accepté l'invitation ne reçoit pas de requête Ack, alors elle émet une requête Cancel. Register - cette méthode est utilisée par le client pour enregistrer l'adresse listée dans l'URL TO par le serveur auquel il est relié. Une réponse à une requête est caractérisée, par un code et un motif, appelés code d'état et raison phrase respectivement. Un code d'état est un entier codé sur 3 bits indiquant un résultat à l'issue de la réception d'une requête. Ce résultat est précisé par une phrase, textbased (UTF-8), expliquant le motif du refus ou de l'acceptation de la requête. Le code d'état est donc destiné à l'automate gérant l'établissement des sessions Sip et les motifs aux programmeurs. Il existe 6 classes de réponses et donc de codes d'état, représentées par le premier bit : 1xx = Information - La requête a été reçue et continue à être traitée 2xx = Succès - L'action a été reçue avec succès, comprise et acceptée 3xx = Redirection - Une autre action doit être menée afin de valider la requête 4xx = Erreur du client - La requête contient une syntaxe éronnée ou ne peut pas être traitée par ce serveur 5xx = Erreur du serveur - Le serveur n'a pas réussi à traiter une requête apparemment correcte 6xx = Echec général - La requête ne peut être traitée par aucun serveur Dans un système Sip on trouve deux types de composantes, les users agents (UAS, UAC) et un réseau de serveurs : L'UAS (User Agent Server) - Il représente l'agent de la partie appelée. C'est une application de type serveur qui contacte l'utilisateur lorsqu'une requête Sip est reçue. Et elle renvoie une réponse au nom de l'utilisateur. L'U.A.C (User Agent Client) - Il représente l'agent de la partie appelante. C'est une application de type client qui initie les requêtes. Le relais mandataire ou PS (Proxy Server), auquel est relié un terminal fixe ou mobile, agit à la fois comme un client et comme un serveur. Un tel serveur peut interpréter et modifier les messages qu'il reçoit avant de les retransmettre : Le RS (Redirect Server) - Il réalise simplement une association (mapping) d'adresses vers une ou plusieurs nouvelles adresses. (lorsqu'un client appelle un terminal mobile - redirection vers le PS le plus proche - ou en mode multicast - le message émis est redirigé vers toutes les sorties auxquelles sont reliés les destinataires). Notons qu'un Redirect Server est consulté par l'Uac comme un simple serveur et ne peut émettre de requêtes contrairement au Ps. Le LS (Location Server) - Il fournit la position courante des utilisateurs dont la communication traverse les Rs et PS auxquels il est rattaché. Cette fonction est assurée par le service de localisation. Le RG (Registrar) - C'est un serveur qui accepte les requêtes Register et offre également un service de localisation comme le LS. Chaque PS ou RS est généralement relié à un Registrar. 6.2.3 - Sécurité et AuthentificationLes messages Sip peuvent contenir des données confidentielles, en effet le protocole Sip possède 3 mécanismes de cryptage : Cryptage de bout en bout du Corps du message Sip et de certains champs d'en-tête sensibles aux attaques. Cryptage au saut par saut (hop by hop) à fin d'empêcher des pirates de savoir qui appelle qui. Cryptage au saut par saut du champ d'en-tête Via pour dissimuler la route qu'a emprunté la requête. De plus, à fin d'empêcher à tout intrus
de modifier et retransmettre des requêtes ou réponses Sip, des mécanismes
d'intégrité et d'authentification des messages sont mis en place. Et pour des
messages Sip transmis de bout en bout, des clés publiques et signatures sont
utilisées par Sip et stockées dans les champs d'en-tête Autorisation. 6.2.4 - Comparaison avec H323Voici les avantages du protocole H.323 : Il existe de nombreux produits (plus de 30) utilisant ce standard adopté par de grandes entreprises telles Cisco, IBM, Intel, Microsoft, Netscape, etc. Les cinq principaux logiciels de visioconférence Picturel 550, Proshare 500, Trinicon 500, Smartstation et Cruiser 150 utilisent sur Ip la norme H.323. Un niveau d'interopérabilité très élevé, ce qui permet à plusieurs utilisateurs d'échanger des données audio et vidéo sans faire attention aux types de média qu'ils utilisent. Voici les avantages du protocole Sip : Sip est un protocole plus rapide. La séparation entre ses champs d'en-tête et son corps du message facilite le traitement des messages et diminue leur temps de transition dans le réseau. Nombre des en-têtes est limité (36 au maximum et en pratique, moins d'une dizaine d'en-têtes sont utilisées simultanément), ce qui allège l'écriture et la lecture des requêtes et réponses. Sip est un protocole indépendant de la couche transport. Il peut aussi bien s'utiliser avec Tcp que Udp. De plus, il sépare les flux de données de
ceux la signalisation, ce qui rend plus souple l'évolution "en direct" d'une
communication (arrivée d'un nouveau participant, changement de paramètres...).
6.2.5 - ConclusionLa simplicité, la rapidité et la légèreté d'utilisation, tout en étant très complet, du protocole Sip sont autant d'arguments qui pourraient permettre à Sip de convaincre les investisseurs. De plus, ses avancées en matière de sécurité des messages sont un atout important par rapport à ses concurrents. 6.3 - Transport Rtp et Rtcp6.3.1 - IntroductionRtp est un protocole qui a été développé
par l'IETF afin de facilité le transport temps réel de bout en bout des flots
données audio et vidéo sur les réseaux Ip, c'est à dire sur les réseaux de
paquets. Rtp est un protocole qui se situe au niveau de l'application et qui
utilise les protocoles sous-jacents de transport Tcp ou Udp. Mais l'utilisation
de Rtp se fait généralement au-dessus de Udp ce qui permet d'atteindre plus
facilement le temps réel. Les applications temps réels comme la parole numérique
ou la visio-conférence constitue un véritable problème pour Internet. Qui dit
application temps réel, dit présence d'une certaine qualité de service (QoS) que
Rtp ne garantie pas du fait qu'il fonctionne au niveau Applicatif. De plus Rtp
est un protocole qui se trouve dans un environnement multipoint, donc on peut
dire que Rtp possède à sa charge, la gestion du temps réel, mais aussi
l'administration de la session multipoint. 6.3.2 - Les fonctions de RtpLe protocole Rtp, Real Time Transport Protocol,
standardisé en 1996, a pour but d'organiser les paquets à l'entrée du réseau et
de les contrôler à la sortie. Ceci de façon à reformer les flux avec ses
caractéristiques de départ. Rtp est géré au niveau de l'application donc ne
nécessite pas l'implémentation d'un Kernel ou de librairies. Comme nous l'avons
dit dans l'introduction, Rtp est un protocole de bout en bout. Rtp est
volontairement incomplet et malléable pour s'adapter aux besoins des
applications. Il sera intégré dans le noyau de l'application. Rtp laisse la
responsabilité du contrôle aux équipements d'extrémité. Reconstituer la base de temps des flux (horodatage des paquets : possibilité de resynchronisation des flux par le récepteur) Mettre en place un séquencement des paquets par une numérotation et ce afin de permettre ainsi la détection des paquets perdus. Ceci est un point primordial dans la reconstitution des données. Mais il faut savoir quand même que la perte d'un paquet n'est pas un gros problème si les paquets ne sont pas perdus en trop grands nombre. Cependant il est très important de savoir quel est le paquet qui a été perdu afin de pouvoir pallier à cette perte. Et ce par le remplacement par un paquet qui se compose d'une synthèse des paquets précédent et suivant. Identifier le contenu des données pour leurs associer un transport sécurisé. L'identification de la source c'est à dire l'identification de l'expéditeur du paquet. Dans un multicast l'identité de la source doit être connue et déterminée. Transporter les applications audio et vidéo dans des trames (avec des dimensions qui sont dépendantes des codecs qui effectuent la numérisation). Ces trames sont incluses dans des paquets afin d'être transportées et doivent de ce fait être récupérées facilement au moment de la phase de dépaquétisation afin que l'application soit décodée correctement. En revanche, ce n'est pas "la solution" qui permettrait d'obtenir des transmissions temps réel sur IP. En effet, il ne procure pas de : Réservation de ressources sur le réseau (pas d'action sur le réseau, cf. RSVP); Fiabilité des échanges (pas de retransmission automatique, pas de régulation automatique du débit); Garantie dans le délai de livraison (seules les couches de niveau inférieur le peuvent) et dans la continuité du flux temps réel. 6.3.3 - Entête RtpL'entête d'un paquet Rtp est
obligatoirement constitué de 16 octets. Cette entête précède le "payload" qui
représente les données utiles. 6.3.3.1 - VCe champ, codé sur 2 bits, permet d'indiquer la version de Rtp. Actuellement, V=2. 6.3.3.2 - PCe bit indique, si il est à 1, que les données possèdent une partie de bourrage. 6.3.3.3 - XCe bit spécifie, si il est à 1, que l'entête est suivie d'une entête supplémentaire. 6.3.3.4 - CCCe champ, codé sur 4 bits, représente le nombre de CSRC qui suit l'entête. 6.3.3.5 - MCe bit, lorsqu'il est à 1, définie que l'interprétation de la Marque est par un profil d'application. 6.3.3.6 - PTBasé sur 7 bits, ce champ identifie le type du payload (audio, vidéo, image, texte, html, etc.). 6.3.3.7 - Numéro de séquenceCe champ, d'une taille de 2 octets, représente le numéro d'ordre d'émission des paquets. Sa valeur initiale est aléatoire et il s'incrémente de 1 à chaque paquet envoyé, il peut servir à détecter des paquets perdus. 6.3.3.8 - TimestampCe champ horodatage, de 4 octets, représente l'horloge système ou l'horloge d'échantillonnage de l'émetteur. Elle doit être monotone et linéaire pour assurer la synchronisation des flux. 6.3.3.9 - SSRCBasé sur 4 octets, ce champ identifie de manière unique la source de synchronisation, sa valeur est choisie de manières aléatoire par l'application. 6.3.3.10 - SSRCCe champ, sur 4 octets, identifie les sources de contribution. La liste des participants ayant leur contribution (audio, vidéo) aux donnée du paquet. 6.3.4 - Les fonctions de RtcpLe protocole Rtcp est fondé sur la transmission périodique de paquets de contrôle à tous les participants d'une session. C'est le protocole Udp (par exemple) qui permet le multiplexage des paquets de données Rtp et des paquets de contrôle Rtcp. Le protocole Rtp utilise le protocole Rtcp, Real-time Transport Control Protocol, qui transporte les informations supplémentaires suivantes pour la gestion de la session : Les récepteurs utilisent Rtcp pour renvoyer vers les émetteurs un rapport sur la QoS. Ces rapports comprennent le nombre de paquets perdus, le paramètre indiquant la variance d'une distribution (plus communément appelé la gigue : c'est à dire les paquets qui arrivent régulièrement ou irrégulièrement) et le délai aller-retour. Ces informations permettent à la source de s'adapter, par exemple, de modifier le niveau de compression pour maintenir une QoS. Une synchronisation supplémentaire entre les médias. Les applications multimédias sont souvent transportées par des flots distincts. Par exemple, la voix, l'image ou même des applications numérisées sur plusieurs niveaux hiérarchiques peuvent voir les flots gérées suivre des chemins différents. L'identification car en effet, les paquets Rtcp contiennent des informations d'adresses, comme l'adresse d'un message électronique, un numéro de téléphone ou le nom d'un participant à une conférence téléphonique. Le contrôle de la session, car Rtcp permet aux participants d'indiquer leur départ d'une conférence téléphonique (paquet Bye de Rtcp) ou simplement de fournir une indication sur leur comportement. Le protocole Rtcp demande aux participants de la session d'envoyer périodiquement les informations citées ci-dessus. La périodicité est calculée en fonction du nombre de participants de l'application. On peut dire que les paquets Rtp ne transportent que les données des utilisateurs. Tandis que les paquets Rtcp ne transportent en temps réel, que de la supervision. On peut détailler les paquets de supervision en 5 types: 200 : rapport de l'émetteur 201 : rapport du récepteur 202 : description de la source 203 : au revoir 204 : application spécifique Ces différents paquets de supervision fournissent aux noeuds du réseau les instructions nécessaires à un meilleur contrôle des applications temps réel. 6.3.5 - Entête RtcpCe protocole défini cinq paquets de contrôle : 200 - SR (Sender Report) : Ce rapport regroupe des statistiques concernant la transmission (pourcentage de perte, nombre cumulé de paquets perdus, variation de délai (gigue), ...Ces rapports sont issus d'émetteurs actifs d'une session. 201 - RR (Receiver Report) : Ensemble de statistiques portant sur la communication entre les participants. Ces rapports sont issus des récepteurs d'une session. 202 - SDES (Source Description) : Carte de visite de la source (nom, e-mail, localisation). 203 - BYE : Message de fin de participation à une session. 204 - APP : Fonctions spécifiques à une application. Voici l'en-tête commun à tous les
paquets Rtcp. 6.3.5.1 - VCe champ, codé sur 2 bits, permet d'indiquer la version de Rtp, qui est la même que dans les paquets Rtcp. Actuellement, V=2. 6.3.5.2 - PCe bit indique, si il est à 1, que les données possèdent une partie de bourrage. 6.3.5.3 - RCCe champ, basé sur 5 bits, indique le nombre de blocs de rapport de réception contenus en ce paquet. Une valeur de zéro est valide. 6.3.5.4 - PTCe champ, codé sur 1 octet, est fixé à 200 pour identifier ce datagramme Rtcp comme SR. 6.3.5.5 - LongueurCe champ de 2 octets, représente la longueur de ce paquet Rtcp incluant l'entête et le bourrage. 6.3.5.6 - SSRCBasé sur 4 octets, ce champ, représente l'identification de la source pour le créeateur de ce paquet SR. 6.3.6 - ConclusionRtp nécessite le protocole de transport Udp, (en-tête 8 octets), qui fournira les
numéros de port source et destination nécessaire à la couche application. Pour
l'instant le protocole Rtp se trouve au dessus de Udp, tandis que dans le futur,
on aura une indépendance vis à vis des couches réseaux. 6.4 - H261Le protocole H.261 est décrit dans la
RFC 2032, cette norme décrit le transport d'un
flux vidéo sur Rtp. Le format de l'en-tête est le suivant : 6.5 - AudioLe transport de la voix sur un réseau IP nécessite au préalable tout ou une partie des étapes suivantes : Numérisation : dans le cas où les signaux téléphoniques à transmettre sont sous forme analogique, ces derniers doivent d'abord être convertis sous forme numérique suivant le format PCM (Pulse Code Modulation) à 64 Kbps. Si l'interface téléphonique est numérique (accès RNIS, par exemple), cette fonction est omise. Compression : le signal numérique PCM à 64 Kbps est compressé selon l'un des formats de codec (compression / décompression) (Tableau 3-3) puis inséré dans des paquets IP. La fonction de codec est le plus souvent réalisée par un DSP (Digital Signal Processor). Selon la bande passante à disposition, le signal voix peut également être transporté dans son format originel à 64 Kbps. Décompression : côté réception, les informations reçues sont décompressées .il est nécessaire pour cela d'utiliser le même codec que pour la compression- puis reconverties dans le format approprié pour le destinataire (analogique, PCM 64Kbps, etc.). L'objectif d'un codec est d'obtenir une
bonne qualité de voix avec un débit et un délai de compression le plus faibles
possibles. Le coût du DSP est lié à la complexité du codec utilisé. Le Tableau
ci-dessous présente les caractéristiques des principaux codecs standards de l'UIT.
Les codecs les plus souvent mis en oeuvre dans les solutions VoIP sont G.711,
G.729 et G.723.1.
Sur la base des données numériques des appréciations, une opinion moyenne de la
qualité d'écoute (Mean Opinion Score . MOS) est ensuite calculée pour chaque
codec. Les résultats obtenus pour les principaux codecs sont résumés dans le
tableau ci-dessous :
Deux observations principales peuvent être tirées du Tableau 3-5 : La qualité de la voix obtenue par les codecs G.729 et G.723.1 (à 6.4Kbps) est très proche de celle du service téléphonique actuel, et ce pour des débits entre 8 et 10 fois inférieurs. Ces deux codecs présentent une meilleure qualité que celle des réseaux téléphoniques cellulaires (GSM). Le cumul, dans une même communication, d'opérations de compression/décompression conduit à une rapide dégradation de la qualité. Les solutions mises en oeuvre doivent éviter des configurations en tandem dans lesquelles un PBX reçoit un appel d'un poste distant à travers une liaison VoIP et le redirige vers une autre liaison semblable. Offrant une qualité de voix très proche, les codecs G.729 et G.723.1 se distinguent essentiellement par la bande passante qu'ils requièrent et par le retard que chacun introduit dans la transmission. Le choix d'un équipement implémentant l'un ou l'autre de ces codecs devra donc être fait selon la situation, en fonction notamment de la bande passante à disposition et du retard cumulé maximum estimé pour chaque liaison (selon les standards de l'UIT, le retard aller (« one-way delay ») devrait être inférieur à 150 ms). Le facteur du jitter est primordiale pour une bonne écoute de la Voip. 7 - Problème et QoS7.1 - LatenceLa maîtrise du délai de transmission est
un élément essentiel pour bénéficier d'un véritable mode conversationnel et
minimiser la perception d'écho (similaire aux désagréments causés par les
conversations par satellites, désormais largement remplacés par les câbles pour
ce type d'usage). Le débit de transmission sur chaque lien Le nombre d'éléments réseaux traversés Le temps de traversée de chaque élément, qui est lui même fonction de la puissance et la charge de ce dernier, du temps de mise en file d'attente des paquets, et du temps d'accès en sortie de l'élément Le délai de propagation de l'information, qui est non négligeable si on communique à l'opposé de la terre. Une transmission par fibre optique, à l'opposé de la terre, dure environ 70 ms. Noter que le temps de transport de
l'information n'est pas le seul facteur responsable de la durée totale de
traitement de la parole. Le temps de codage et la mise en paquet de la voix
contribuent aussi de manière importante à ce délai.
En conclusion, on considère généralement que la limite supérieure "acceptable" , pour une communication téléphonique, se situe entre 150 et 200 ms par sens de transmission (en considérant à la fois le traitement de la voix et le délai d'acheminement). 7.2 - Perte de paquetsLorsque les buffers des différents
élément réseaux IP sont congestionnés, ils « libèrent » automatiquement de la
bande passante en se débarrassant d'une certaine proportion des paquets entrant,
en fonction de seuils prédéfinis. Cela permet également d'envoyer un signal
implicite aux terminaux TCP qui diminuent d'autant leur débit au vu des
acquittements négatifs émis par le destinataire qui ne reçoit plus les paquets.
Malheureusement, pour les paquets de voix, qui sont véhiculés au dessus d'UDP,
aucun mécanisme de contrôle de flux ou de retransmission des paquets perdus
n'est offert au niveau du transport. D'où l'importance des protocoles RTP et
RTCP qui permettent de déterminer le taux de perte de paquet, et d'agir en
conséquence au niveau applicatif. 7.3 - GigueLa gigue est la variance statistique du
délai de transmission. En d'autres termes, elle mesure la variation temporelle
entre le moment où deux paquets auraient dû arriver et le moment de leur arrivée
effective. Cette irrégularité d'arrivée des paquets est due à de multiples
raisons dont: l'encapsulation des paquets IP dans les protocoles supportés, la
charge du réseau à un instant donné, la variation des chemins empruntés dans le
réseau, etc... 8 - Etat du marchéOn compte une bonne vingtaine de firmes
sur le marché. Les principaux sont Cisco, Clarent,
Avaya, Alcatel, Nortel Network, Siemens, Ténovis, 3COM ... Ce qu'il faut
souligner, c'est le fait
qu'il y ait peu de concurrents car comme je l'ai dit précédemment, la téléphonie
sur Ip est un
marché très jeune et très novateur. D'ailleurs, le fait que la téléphonie sur IP
soit un marché
chevauchant 2 secteurs qui se rapprochent et étaient complètement différent
auparavant, la téléphonie et l'informatique, nous assistons ici à une
concurrence ayant des origines différentes. En
effet, nous retrouvons le géant de l'équipement réseaux Cisco en concurrence
avec des entreprises
de téléphonies tel que Alcatel ou Siemens. Mais Cisco et Clarent arrivent
largement en tête, sur un
marché qui de 259 millions de dollars cette année pourrait atteindre 2,89
milliards en 2006.
La téléphonie sur IP propose 3 types de terminaux différents : Les hardphones
qui sont des
téléphones physiques IP, les softphones qui sont des logiciels permettant de
téléphoner sur IP au
travers d'un PC et les téléphones IP Wi-fi qui sont des téléphones sans-fil IP.
Mais la plupart des
concurrents proposent ces 3 produits qui sont plutôt homogènes. Un softphone
Cisco et un
Softphone Siemens sont quasi-identiques. Seule l'interface graphique les
distingue. Pour le client, le
produit des 2 concurrents est identique dans la mesure où il apporte les mêmes
services. 9 - ConclusionActuellement, il est évident que la
téléphonie IP va continuer de se développer dans les prochaines années. Le
marché de la téléphonie IP est très jeune mais se développe à une vitesse
fulgurante. C'est aujourd'hui que les entreprises doivent investir dans la
téléphonie IP si elles veulent y jouer un rôle majeur. 10 - Discussion autour de la documentationVous pouvez poser toutes vos questions, vos remarques et vos expériences à propos de la voix sur IP. Pour cela, rendez-vous sur le Forum "Téléphonie". 11 - Suivi du documentLe 15 mars 2009, par _SebF, Mise à jours
des liens
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