Newsletters FrameIP de Décembre 2004

TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4

TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4

1 - Introduction
2 - Les publications
        2.1 - Publication de la documentation L2TP
        2.2 - Sortie officielle du forum consacré à TCPIP
        2.3 - Publication de la documentation MPLS
3 - Voici les nouvel du mois de juin concernant le monde IP
        3.1 - L'ENST Bretagne recrute deux ingénieurs experts IPv6
        3.2 - Haut débit réussie dans un train, réseau Wi-Fi le long des voies
        3.3 - Reliez l'Europe aux Etats-Unis à 10€ le Mbps
        3.4 - Un abonnement téléphonique à vie pour 999 dollars
        3.5 - IPV6 vu par Gil Shwed, PDG de Check Point Software
        3.6 - Accord d'interopérabilité sur VOIP
        3.7 - Le constructeur français WELLX TELECOM en liquidation judiciaire
        3.8 - L'ART consulte pour la numérotation
        3.9 - Blocage brutal par l'Afnic des .fr des clients d'EuroDNS
        3.10 - Sprint rachète Nextel pour 35 milliards de dollars
        3.11 - Les télé-conseillers de Wanadoo en grève contre la Livebox
        3.12 - Les usages en devenir : la voix sur IP
        3.13 - Les boîtiers spécialisés se démarquent des offres d'opérateurs
        3.14 - Tenue de Noël pour les Catalyst de Cisco
        3.15 - 11,3 millions d'accès Internet en France au troisième trimestre 2004
        3.16 - Villes, transports, technologies face aux nouvelles mobilités
4 - Les résultats du Qcm TcpIp
5 - Un rappel
6 - Orientations de FrameIP
7 - Les partenaires

1 - Introduction

Bonjour, voici la huitième newsletter FrameIP. Vous y trouverez le résumé des nouvelles de ce mois sur l'actualité IP.

En nouveauté ce mois ci un forum consacré bien entendu à TCPIP.


Un spéciale message à notre nouveau partenaire :

TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4

2 - Les publications

Trois nouvelles publications techniques ce mois ci.

2.1 - Publication de la documentation L2TP

Voici une documentation dédiée à l'architecture L2TP. Vous y trouverez les détails des protocoles PPP et PPPoE incluant les formats des différents entêtes. Un schéma d'architecture basé sur le transport de PPP à travers des tunnels L2TP transporté sur IP vous est proposés et commenté.

2.2 - Sortie officielle du forum consacré à TCPIP

Voici enfin le Forum consacré à TCPIP. Depuis le démarrage de FrameIP, vous avez été nombreux à nous demander un forum spécialisé afin de lire, poser des questions et participer. Nous avons crée plusieurs forums avec chacun leurs spécialités afin de classer les différentes discussions. Nous verrons avec le temps si plus ou moins de forum sont nécessaires.

En espérant effectuer un pas supplémentaire vers la communauté TCPIP française.

2.3 - Publication de la documentation MPLS

Voici une documentation générale sur le protocole MPLS. Ecrite par Benbella Benduduh et Jean Marc Fourcade, ce document relate les bases de MPLS ainsi que le routage et QOS associé. Elle représente une très bonne complémentarité à la documentation existante sur MPLS dans le cadre pratique de Cisco.

3 - Voici les nouvel du mois de juin concernant le monde IP

3.1 - L'ENST Bretagne recrute deux ingénieurs experts IPv6

L'ENST Bretagne, antenne de Rennes, recrute deux ingénieurs experts en CDD dans le domaine du développement des technologies internet IPv6.

Date prévisionnelle d'embauche pour chaque contrat: début 2005 (date précise à convenir)
Durée de chaque contrat : année 2005 (avec possibilité d'extension)

Contexte

Dans le cadre du renforcement du pôle de compétitivité de la Bretagne dans le domaine des STIC (Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication), l'Etat et le Conseil Régional de Bretagne ont décidé de soutenir la création en Bretagne d'un pôle de ressources/compétences IPv6 destiné à assurer la promotion, apporter du conseil, contribuer à des développements de plateformes applicatives basées sur l'utilisation de ces technologies, et contribuer à l'évolution des réseaux des entreprises, v4-v6 .

Ce pôle démarrera de manière effective en début 2005, autour de deux sous-pôles qui seront localisés respectivement à l'IRISA et à l'ENST Bretagne, antenne de Rennes. Le sous-pôle localisé à l'IRISA focalisera ses activités autour de l'ingénierie de tests d'interopérabilité des produits émergeants IPv6, en coopération au niveau international avec l'IPv6 logo program et en étroite collaboration au niveau européen avec l'ETSI.

Les deux recrutements envisagés dans cette fiche de poste visent au renforcement du sous-pôle localisé à l'ENST Bretagne, antenne de Rennes.

Ce sous-pôle ENSTB aura trois missions principales :

1. apport dune expertise et d'un support dans l'élaboration de plans de transition IPv4-IPv6 d'infrastructures « réseaux d'entreprise » significatives. L'idée consiste à initialiser la démarche en apportant un accompagnement solide à quelques établissements universitaire-recherche bretons qui accepteraient de jouer un rôle de pionnier en cette matière de transition, c'est-à-dire d'étudier de manière approfondie les scénarios possibles d'une transition progressive de leurs infrastructures. Pour ce faire il s'agirait de disposer d'une compétence régionale qui serait missionnée pour mener une telle étude approfondie en immersion au sein de la direction informatique de chaque établissement pionnier, pendant une durée prédéfinie (quelques mois). Cette action comprendra également un accompagnement à la mise en place d'une solution d'accès IPv6 dans tout tablissement breton qui le souhaiterait, dans l'attente des offres commerciales des opérateurs. Il s'agit donc clairement d'une mission technique, qui comprend également une importante composante stratégique intégrant les problématiques techniques à résoudre, les moyens et accompagnements nécessaires, les budgets requis, les phasages et organisations souhaitables,..)

2. contribution au développement de plate-formes applicatives, ayant vocation à servir de démonstrateurs, dans des partenariats public-industriels. Le champ des domaines applicatifs concernés reste ouvert : domotique, système de transport intelligent,...tiendra fondamentalement compte de la motivation des partenaires industriels. Dans de tels développements, le pôle régional IPv6 apporterait essentiellement son expertise, certaines briques technologiques et quelques essources, les partenaires apportant les ressources liées spécifiquement aux applications. Il s'agit par évidence d'une mission très technique

3. mise en place d'une démarche de sensibilisation-information-communication à destination de divers publics professionnels, d'échange avec les dispositifs d'animation disponibles au niveau national ou territorial, de communication des activités du pôle vers l'extérieur (webmaster, rédaction de notes de « vulgarisation », et de supports de présentation). Il s'agit d'une mission moins technique (mais le candidat devra disposer d'une forte motivation pour le développement des nouvelles technologies), dans laquelle les qualités pédagogiques, relationnelles, donc de communication ont une très grande importance. Il serait intéressant que le candidat ait une bonne connaissance de certains domaines applicatifs, tout particulièrement de la domotique

Profil requis pour le 1er poste : mission 1 et/ou 2

diplôme d'ingénieur, de DEA ou de DESS, télécoms-réseaux

connaissance approfondie des technologies IPv6

expérience significative soit dans le développement des technologies « réseaux d'entreprise », soit dans l'administration de tels réseaux, dans des configurations significatives et des contextes innovants

qualités relationnelles et pédagogiques, capacité de synthèse

motivation à mener une activité de type « consultant » ou « développement-mise en oeuvre technique »

rigueur, détermination

capacité à agir pour une part en autonomie

anglais lu, parlé, écrit

Profil requis pour le 2ème poste : mission 3 : animation-sensibilisation

diplôme Bac+5

doubles compétences appréciées : d'une part télécoms-réseaux, d'autre part applicatives (domotique,..)

qualités relationnelles, rédactionnelles, pédagogiques, de communication et de synthèse

qualité d'écoute à la fois vis-à-vis des publics cibles et des experts techniques du pôle

dynamisme, capacité de conviction

capacité à agir pour une part en autonomie

anglais lu, parlé, écrit

Composition du dossier de candidature

indication du poste sollicité

CV mentionnant très précisément les formations, stages, emplois

lettre de motivation pour le poste sollicité

souhaits éventuels

Les dossiers sont à transmettre sous forme électronique, avant le 10 décembre 2004 au soir,
à :

Laurent Toutain (02 99 12 70 26) : laurent.toutain@enst-bretagne.fr

Hervé Le Goff (02 99 84 73 63) : herve.le_goff@irisa.fr

Les renseignements sur ces deux postes peuvent être obtenus auprès de ces deux personnes pour les renseignements d'ordre technique, et auprès de Frédérique Floc'h (frederique.floch@enst-bretagne.fr, 02 29 00 11 14) pour les renseignements d'ordre administratif.

3.2 - Haut débit réussie dans un train, réseau Wi-Fi le long des voies

L'opérateur Japan Telecom a annoncé la réussite d'un test de connexion Internet à haut débit dans un train circulant à 120 Km / heure. La connexion s'est effectuée par LAN sans fil en norme standardisée, IEEE802.11g sur une bande de 2,4 GHz, et l'opérateur a constaté que le surf sur le web, de même que la téléphonie IP, ont correctement fonctionné.

Le test a été mené en collaboration avec Japan Rail (JR) Hokkaidô, sur la ligne Chitossé entre la gare de Sapporo et l'aéroport de Shin-Chitossé. Des points d'accès Wi-Fi, reliés au réseau de Japan Telecom (ODN), étaient installés le long des rails sur une dizaine de kilomètres, où un train a circulé pendant 7 à 8 minutes.

Une webcam et un téléphone IP étaient installés dans un train express. A travers ce test, l'opérateur a pu valider des transferts de données, y compris lors du passage du train dans un tunnel ! Ainsi, la faisabilité technique d'une connexion Internet en continu à 15 Mbps, depuis un train qui circule à plus de 120 Km/h et en utilisant la VoIP, est démontrée. Des images captées par une webcam à bord du train JR H okkaidô ont pu être diffusées via Internet.

3.3 - Reliez l'Europe aux Etats-Unis à 10€ le Mbps

Hibernia offre du traffic IP entre l'Europe et les Etats-Unis ou le Canada au prix de 10 Euros le Mbps. Présent dans plus de 80 POPs, vous n'aurez pas de mal à vous interconnecter avec eux.

3.4 - Un abonnement téléphonique à vie pour 999 dollars

Il est des utilisateurs qui aiment prévoir leur consommation longtemps à l'avance. Des utilisateurs qui ne diraient pas non à un abonnement de deux, trois ou quatre ans auprès d'un opérateur de télécommunications. Ce sont eux que l'américain RNK Telecom, un opérateur du Massachusetts, cible avec sa toute dernière offre.

Son principe est simple : un abonnement téléphonique à vie, pour 999 dollars. Baptisé "Phone for Life", le service propose des communications téléphoniques illimitées par IP aux Etats-Unis mais aussi vers 20 pays étrangers. Il sera accessible aux abonnés des états du Massachusetts bien sûr mais aussi de l'Etat de New-York, du New Hampshire et de Rhode Island.

Seulement, qui osera se lier à vie avec un opérateur de télécommunications, à l'heure où la concurrence sur ce secteur permet de plus en plus de rabais sur les prix des communications téléphoniques ? D'autant qu'il faut préciser que la connexion au haut débit n'est pas prise en charge par l'offre de RNK Telecom.

En revanche, RNK Telecom marque une nouvelle étape dans le mouvement qu'adoptent aujourd'hui les opérateurs de télécommunications : à l'heure où les prix des appels téléphoniques baissent, il est bon de se demander jusqu'à quel point les opérateurs comptent baisser leurs prix.

Il y a quelques jours, nous annoncions dans la Lettre de l'Atelier le lancement Outre-Manche par Virgin Telecom d'une offre assez surprenant : l'opérateur mobile a choisi d'offrir huit mois de télécommunications gratuites à ses clients qui feraient l'achat d'un téléphone mobile sans abonnement.

3.5 - IPV6 vu par Gil Shwed, PDG de Check Point Software

Le patron de l'éditeur israélien de produits de sécurité revient sur les oppositions entre les différents systèmes d'exploitation du marché, et exprime son inquiétude sur la complexité d'IPV6, l'internet de deuxième génération.

Est-il plus facile aujourd'hui de vendre de la sécurité?
Non, je ne pense pas. Je trouve au contraire que ça devient plus compliqué.

Est-ce parce que les utilisateurs finaux ne font toujours pas ce qu'il faut? Ou parce que les utilisateurs malintentionnés sont de plus en plus dangereux?
Un peu des deux. Et aussi parce que nous dépendons de plus en plus des réseaux. Voyez plutôt: il y a dix ans, si quelqu'un attaquait votre réseau, vous ne vous en rendiez probablement même pas compte, parce qu'il était majoritairement connecté via Novell. Peu d'ordinateurs étaient connectés au réseau IP (protocole internet) ou à internet, et ce n'était pas une mauvaise chose. Aujourd'hui, dès que votre réseau ou votre connexion est légèrement perturbé, cela affecte toute l'entreprise. Les attaques prennent très vite de l'ampleur.

Quel est votre plus grand défi jusqu'en 2005? Où se situe le front de la bataille?
Je pense qu'il y a plusieurs fronts. Le plus important est le fait que de nombreuses attaques aujourd'hui ne sont pas facilement identifiables.

L'administrateur réseau est-il le maillon faible? Est-ce parce que les administrateurs répugnent à mettre à jour les systèmes, qui peuvent être la cible d'attaques?
Non. J'ai été administrateur réseau et lorsque je télécharge des logiciels sur mon système, je ne peux toujours pas affirmer avec certitude qu'ils sont sûrs. Par exemple, je dois faire confiance à CNET lorsque je récupère des logiciels depuis sa logithèque.

Les attaques que vous interceptez proviennent-elles plus de l'extérieur ou d'ordinateurs internes?
Les attaques viennent de partout. Il suffit qu'un utilisateur soit touché pour qu'un réseau entier soit infecté. Il faut se souvenir que les politiques adoptées par les entreprises jouent un rôle central. Une entreprise qui dit: «Si j'achète suffisamment de produits high-tech, nous serons protégés», n'a vraiment pas la bonne attitude.

Depuis 2001, il y a eu plusieurs grosses attaques sur l'internet. Certains pensent qu'une catastrophe finira par arriver. Qu'en dites-vous?
Comme pour tout, c'est une question de probabilité. Je pense que l'internet a une architecture très solide. Son point faible, c'est qu'il n'est pas contrôlé par une entité, si bien que des choses peuvent se répandre très vite. Mais c'est également positif, car personne ne peut le neutraliser, que ce soit à l'aide d'un virus informatique ou d'une décision administrative disant: «Il y a un problème; fermons tout et nous pourrons le résoudre.»
Même si je vends des solutions de sécurité et si je préfère que les utilisateurs achètent davantage de ces produits, il faut savoir que l'internet n'est pas en mauvaise forme. Il y a des millions de gens qui y sont reliés. Aujourd'hui, des entreprises en dépendent et sont dans l'ensemble disponibles en permanence grâce au réseau.

Selon vous, le Service Pack 2 de Microsoft va-t-il aider à améliorer la sécurité des PC?
Le SP2 est une bonne chose, mais je ne crois pas qu'il va changer quoi que ce soit de manière significative.

Pourquoi Microsoft a-t-il autant de mal à gérer les problèmes de sécurité?
Mon point de vue, en tant qu'expert en technologie, est très simple. Retournons vingt ans en arrière pour ce qui est des systèmes d'exploitation. On trouvait alors Unix et VMS. Unix était extrêmement simple, puissant et facile à maîtriser. Vous pouviez accéder au noyau d'Unix, y apporter des modifications et vous en servir pour créer de nouvelles applications. Chaque programmeur Unix connaissait toutes les API (interfaces de programmation d'applications), car elles étaient très simples.
L'approche VMS était tout le contraire. Tout ce que vous vouliez faire était disponible. VMS était très puissant mais aussi très compliqué. Car tout reposait sur une énorme bureaucratie. Quoi que vous fassiez, vous deviez compulser 50 ou 100 pages de manuels pour savoir comment vous y prendre. Historiquement, Microsoft a choisi l'approche VMS. En fait, ils ont même embauché le type qui était chargé du développement de VMS.

Dave Cutler?
Oui, et ils se sont retrouvés avec un système plutôt compliqué. Lorsque vous avez un système assez compliqué, la moindre chose que vous faites peut avoir des répercussions dans des centaines d'endroits. Ce n'est pas l'affaire d'un seul programmeur, qui va aller dans le code et isoler le problème. Lorsqu'on a des centaines de mégaoctets de code, il y a des risques qu'il y ait beaucoup de bugs, et c'est ce qui est arrivé.
Microsoft a fait des merveilles pour ce qui est de mettre l'informatique à la portée de chaque utilisateur, mais son système n'est pas à la hauteur, sur le plan interne. À l'extérieur, pour l'utilisateur, c'est une autre histoire, mais à l'intérieur, on comprend pourquoi le système est sujet à autant de bugs.

Pensez-vous que Linux soit intrinsèquement plus sûr parce qu'il est basé sur Unix?
Dans l'ensemble, oui.

Pendant une certaine période, Unix a gagné en complexité.
Il est effectivement devenu plus complexe.

Il en a été de même pour Linux.
C'est vrai. Je ne pense pas que Linux et Unix soient exempts d'erreurs. Mais si vous observez le niveau de sophistication, je reste persuadé qu'Unix et Linux sont moins complexes que Windows.

Lorsque l'on examine les problèmes de sécurité, on remarque que les virus trouvent généralement de nouveaux canaux non surveillés. Lesquels sont relativement vulnérables en ce moment?
Je pense que les hackers malveillants sont à l'affût de la moindre faille, comme le récent bug mis à jour dans les fichiers JPeg.
Certains protocoles sont bien conçus et relativement faciles à respecter. D'autres sont plutôt médiocres, comme ceux qui sont liés à la VoIP - ils sont par nature compliqués, et il est très difficile de connaître les détails de leur fonctionnement.

Pensez-vous que les sanctions infligées aux auteurs de virus devraient être beaucoup plus lourdes?
Je pense que pour quiconque travaille dans le secteur high-tech, aller en prison ou être assigné à résidence (que ce soit pour un mois ou pour deux ans) laisse un mauvais souvenir sur le CV, du moins dans les pays occidentaux.
Je pense que l'essentiel n'est pas la lourdeur de la peine, mais plutôt le fait que des sanctions soient appliquées. La justice attrape autant de monde qu'elle le peut. Le plus gros problème est qu'un trop grand nombre de gens ne perçoivent pas ces crimes comme tels.

Le problème vient-il du fait que nous n'avons pas mis en place un système suffisamment dissuasif?
C'est l'un des problèmes. L'autre est qu'il s'agit d'un marché mondial. Si quelqu'un s'introduit dans un bureau par effraction dans notre pays, la police est en mesure de régler l'affaire. Mais nous parlons là de quelque chose que la justice ne sait tout simplement pas gérer. Car les lois n'ont pas été pensées pour gérer l'internet.
Pour attraper quelqu'un qui commet un crime électronique, vous devez le faire dans un délai extrêmement court. Or, si vous regardez comment travaille la police, vous voyez qu'une enquête suite à un meurtre peut durer deux ans. Si vous prenez deux ans pour enquêter sur un cybercrime, il ne reste plus aucun élément. Même si vous enregistrez la plus grande quantité de données possible, en deux ans, personne ne pourra vous dire à qui appartenait telle adresse IP à telle date.

Le nouveau protocole IPv6 facilite-t-il le suivi des personnes?
Non, je pense qu'il ne fait qu'empirer les choses. Nous supportons IPv6, mais c'est un système bien plus compliqué. Si internet a connu un tel succès, c'est parce qu'il a été conçu pour être simple. Plus vous compliquez les choses, moins elles ont des chances d'être déployées à grande échelle. Plus les performances sont élevées, plus vous aurez de problèmes... et IPv6 est compliqué. Des gens essaient de le déployer depuis huit ou neuf ans maintenant, mais son taux d'adoption reste encore très faible.

Pensez-vous qu'il sera plus fragile, plus sujet aux attaques ou simplement aux pannes ponctuelles?
Prenez un paquet IP: c'est quelque chose d'extrêmement simple, et pourtant des individus trouvent des centaines de moyens différents de l'utiliser. Un paquet IPv6 est au moins 100 fois plus compliqué. Il y a donc plus de possibilités d'introduire des bugs et des vulnérabilités. Il a fallu vingt ans pour que l'internet devienne le bon réseau que nous avons aujourd'hui; il en faudra plus pour l'IPv6.

3.6 - Accord d'interopérabilité sur VOIP

(10/12/04) - Trois FAI allemands : Freenet, Web.de et Sipgate viennent de conclure un accord afin que leurs utilisateurs puissent se téléphoner gratuitement via Internet. En tout, l'accord porte sur quelque 200 000 utilisateurs. Avec les accords internationaux, les utilisateurs de Sipgate devraient pouvoir communiquer gratuitement avec environ 1 million d'inscrits répartis sur toute la planète. Cette entente germanique fait rêver alors qu'en France les différents FAI ne pensent qu'à garder leur pré carré respectif.

L'accord germanique illustre aussi la menace que constitue la ToIP pour les opérateurs traditionnels. La gratuité de ce type de service devient peu à peu la règle et menace les modèles établis. Les opérateurs devront rapidement trouver une solution pour compenser la perte économique que va prochainement représenter la vulgarisation de la VoIP et la gratuité des appels téléphoniques.

3.7 - Le constructeur français WELLX TELECOM en liquidation judiciaire

Le constructeur français WELLX TELECOM (WELLX) (RCS Versailles B 421 127 887 Nom commercial : WELLX) est en liquidation judiciaire depuis le 07-09-2004 (source : http://www.societe.com)
Cette société existe depuis le 17-12-1998 et est implantée à Versailles. Elle est spécialisée dans les PBX-IP (dont vous trouverez un descriptif sur la page http://www.frameip.com/toip/)
Espérons vivement que cette société trouvera les moyens de s'en sortir intact.

Pour ceux que la liquidation judiciaire intéresse, voici un lien expliquant tout le détail de la procédure : http://lexinter.net/JF/liquidation.htm

Puisque l'on parle de liquidation judiciaire, rappelons que la société ZENOL COMMUNICATIONS SAS (RCS Nanterre B 452 702 723 Nom commercial : ZENOL COMMUNICATIONS) est toujours en liquidation judiciaire depuis le 27-07-2004 (source : http://www.societe.com )
Zenol Communications est le constructeur français dédié aux solutions de Communication d'Entreprise pour PME-PMI. Héritière des gammes de systèmes téléphoniques de renommée internationale créées par Barphone, et notamment du système de Communication EuroGeneris.
Espèrons vivement aussi que cette société trouvera les moyens de s'en sortir intact, et que ses produits seront toujours maintenus pour les anciens clients.

3.8 - L'ART consulte pour la numérotation

Pour ce faire, l'Autorité lance aujourd'hui une consultation publique.

Le document traite dans une première partie des aspects les plus prospectifs du plan de numérotation, en interrogeant le secteur sur l'évolution des usages, le développement du nomadisme, les contraintes techniques liées au plan de numérotation ou encore les relations entre le plan de numérotation et les autres systèmes d'adressage.

Dans une seconde partie, plus opérationnelle, et qui conduira à l'élaboration de décisions dans les prochains mois, l'appel à commentaires aborde les sujets suivants :

Les communications interpersonnelles vocales, y compris la voix sur IP, le nomadisme, les numéros géographiques ou les numéros mobiles ;

Les numéros dédiés à la fourniture de services ;

Les préfixes de sélection du transporteur (" E " et " 16XY ") ;

Les numéros à fonctionnalités banalisées ;

Les règles générales de gestion.

Les contributions sont à adresser à l'Autorité d'ici le 26 janvier 2005, de préférence par courriel : ACNumerotation@art-telecom.fr

Le texte intégral de la consultation publique est disponible :
en lecture (html) : http://www.art-telecom.fr/publications/c-publique/index-cpub-planum-oct04.htm
et en téléchargement (pdf) : http://www.art-telecom.fr/publications/c-publique/cpub-planum-oct04.pdf

Les questions posées aux acteurs en téléchargement (doc) à l'adresse suivante :
http://www.art-telecom.fr/publications/c-publique/quest-planum-oct04.doc

3.9 - Blocage brutal par l'Afnic des .fr des clients d'EuroDNS

La Société EURODNS prend acte de la décision en référé du tribunal de grande instance de Versailles confirmant provisoirement le blocage brutal et arbitraire par l'Afnic des noms de domaine en .fr des clients d' EuroDNS.

Elle déplore les conditions qui ont amené la justice à prendre cette décision.

En effet, pour justifier après-coup ses actes, l'Afnic a mené une campagne de communication avant l'audience, présentant la Société EuroDNS comme cybersquatteur et alors qu'elle connaissait sa qualité de pur prestataire technique.

Ceci a amené plus d'une dizaine de société titulaires de marques à se présenter spontanément au tribunal sans prévenir préalablement EuroDNS et alors qu'EuroDNS disposait d'une politique de règlement des conflits qu'ils auraient pu faire jouer.

L'Afnic a cherché par là à faire pression sur le Tribunal en organisant ce que le Président du tribunal a qualifié lui même de « manifestation judiciaire ».

Au total pourtant, à peine 2,3% des noms de domaine en .fr enregistrés par EuroDNS et bloqués, ont fait l'objet à ce jour d'une revendication. Les 97% restant sont toujours bloqués et les clients d'EuroDNS privés des services associés (email, web etc ...)

Dans le cadre du dialogue prévu dans la convention d'adhésion signée entre EuroDNS et l'Afnic, EuroDNS aurait aimé être considéré comme partenaire de l'Afnic plutôt que comme adversaire dans la lutte contre les cybersquatteurs voire comme cybersquatteur lui même alors que l'Afnic est parfaitement informée de la qualité de pure prestataire technique d'EuroDNS.

Par ailleurs, nous constatons que le Tribunal n'a pas qualifié EuroDNS de Cybersquatteur.
A ce titre, EuroDNS tient à rappeler qu'en sa qualité de prestataire Afnic, elle agit comme intermédiaire neutre.

EuroDNS constate que :


la date d'ouverture du .fr aux personnes physiques a été à nouveau reportée à une date indéterminée.
L'Afnic est un des rares « Registry » à maintenir le principe de territorialité pour l'enregistrement des .fr, principe contraire au droit communautaire l'Afnic a enregistré à ce jour environ 300.000 « .fr » alors que l'Allemagne compte plus de 8.200.000 « .de »
il y a davantage de propriétaires français de « .com » que de « .fr »


Face à ces constats, EuroDNS prône activement une véritable ouverture du marché français de l'Internet dans le cadre de l'intégration européenne. Elle le fera valoir prochainement auprès des autorités communautaires.

Par ailleurs, EuroDNs informe qu'elle a d'ores et déjà saisi au fond les tribunaux français pour faire juger, dans la sérénité, les agissements de l'Afnic

3.10 - Sprint rachète Nextel pour 35 milliards de dollars

Depuis quelques jours, les médias se déchaînent sur une possible fusion des opérateurs américains Sprint et Nextel. C'est désormais acté : le premier a annoncé ce matin avoir conclu le rachat de son concurrent. Montant de la transaction : 35 milliards de dollars en cash et en actions.

Le marché des télécommunications Outre-atlantique est en pleine phase de consolidation. En octobre, Cingular Wireless annonçait la reprise d'AT&T Wireless pour un montant de 40,7 milliards de dollars. Le nouvel ensemble est depuis lors le premier opérateur mobile américain, avec un portefeuille de 46 millions d'abonnés contre 42 millions pour le second, Verizon.

L'alliance Sprint - Nextel ne change pas cette donne, puisqu'avec une base de 39 millions d'abonnés , la nouvelle entité ne parviendra pas à se glisser entre les deux mastodontes de la communication mobile. Ceci dit, Sprint signe là un joli coup. Il récupère le cinquième opérateur mobile du pays, mais surtout il récupère l'opérateur qui aujourd'hui génère le plus de revenus par abonné.

Quid de Verizon, désormais ? Cette nouvelle union pourrait lui donner des envies de racheter d'autres opérateurs, à lui aussi... si le groupe Vodafone, dont il dépend, juge la manoeuvre habile. Du côté de Sprint et de Nextel, le premier projet de la nouvelle union devrait être de se débarrasser des activités de téléphonie fixe de Sprint, pour les rendre indépendantes.

C'est Gary Forsee, le PDG de Sprint, qui prendra la tête de la nouvelle entité - baptisée on ne peut plus simplement Sprint Nextel - tandis que le PDG de Nextel Timothy Donahue siègera à la présidence du nouveau conseil d'administration.

3.11 - Les télé-conseillers de Wanadoo en grève contre la Livebox

Wanadoo se sont mis en grève. La LiveBox et sa capacité de voix sur IP ne semblerait pas tout à fait au point, avec son lot de bugs, ou en tout cas son installation nécessiterait des paramétrages trop compliqués pour le "commun des mortels". Ce qui déclenche une avalanche d'appels au service client qui ne s'estime pas assez formé pour résoudre les problèmes des clients et pointe le lancement trop rapide de l'offre.

Les téléconseillers doivent donc faire face depuis la fin de l'été à des clients énervés, qui n'arrivent pas à activer leur ligne, qui ont des problèmes de communications coupées, ou plus prosaïquement qui n'ont toujours pas reçu leur matériel, et qui attendent de longues minutes (à 0,34 €) qu'on leur réponde... un cocktail explosif qui a donc déclenché le grève.

En ce qui concerne l'installation de la ligne téléphonique VoIP, la manipulation est pourtant simple... sur le papier : il suffit de brancher un téléphone sur la LiveBox. Mais en pratique une procédure de saisie de longs codes d'identification empêche le plus & play de faire son oeuvre.

Après les premières remontées en octobre, la direction de Wanadoo a bien créé une équipe spécialisée en appui des conseillers. Mais elle semble elle aussi débordée par les problèmes car mal dimensionnée.

Le service client souhaitait une campagne de communication pour prévenir les clients des problèmes rencontrés et les faire patienter. La direction a bien évidemment rejeté la proposition, se contentant de gommer l'aspect téléphonie via la LiveBox dans les publicités en cours (et ce aussi pour d'autres raisons d'imbroglio juridique) et de renforcer l'équipe d'experts. En espérant que cela suffirait pour traiter les problèmes les plus complexes en cette fin d'année propice aux cadeaux, dont probablement de nombreux nouveaux abo ADSL.

3.12 - Les usages en devenir : la voix sur IP

Fait marquant : la Voix sur IP entre dans les moeurs des entreprises !

Avec 75 % de croissance au 2ème trimestre 2004, le marché mondial de la téléphonie sur IP a fortement progressé. Le cabinet d'études Synergy Research estime que le chiffre d'affaires mondial du marché pourrait déjà atteindre 729 millions de dollars cette année.

De fait, plusieurs grandes compagnies américaines ont fait le pari de cette technologie à l'instar de Ford, Boeing, et Bank of America qui va remplacer 180 000 postes téléphoniques, 362 PBX, pour utiliser la voix sur IP sur l'ensemble de ses communications internes et externes ! Dans 5 ans, les cabinets d'étude estiment que 40 % des entreprises mondiales auront basculées vers cette technologie.

Le marché sera mûr. D'ici là la bataille fait rage entre trois grands fournisseurs de solutions : Cisco, Avaya et Nortel. Les grands comptes et grandes PME ne se passeront pas d'eux. Mais une place existe pour les professionnels indépendants, les groupes de travail... Elle pourrait être occupée par Skype, jeune pousse rapidement devenue célèbre avec son application de voix sur Internet de PC à PC. Skype a en effet lancé en octobre dernier deux offres destinées aux professionnels : SkypePlus (visioconférence) et Skypeln (possibilité d'appeler un téléphone fixe moyennant 0.02 dollars/minute).

Points forts :

Adhésion progressive des grandes entreprises

Réelles améliorations techniques (temps de latence très réduits, qualité de voix améliorée)

Principales faiblesses :

Services complets de voix sur IP pas encore maîtrisés (ex/ Livebox de Wanadoo)

Technologie toujours réservée aux "Nerds" du grand public

3.13 - Les boîtiers spécialisés se démarquent des offres d'opérateurs

Les boîtiers dédiés à la gestion des flux opèrent plus finement que les mécanismes de priorisation proposés par les opérateurs. Ces produits accentuent leur avance, notamment en s'adaptant au mode "any to any" et en compressant les données.

Lorsque le réseau d'une entreprise multisites commence à s'engorger, le premier réflexe est d'élargir les tuyaux. Mais cette méthode se révèle bien souvent insuffisante voire inutile, en particulier lorsque des flux applicatifs secondaires ou indésirables tendent à occuper toute la bande passante disponible. Sans aller jusque-là, chaque application évolue spécifiquement tout en étant plus ou moins critique pour l'entreprise. La solution consiste donc à accorder une priorité aux flux selon plusieurs niveaux.

Cette possibilité est offerte aussi bien par la plupart des routeurs que par les opérateurs de VPN/IP. Mais il existe une approche beaucoup plus fine, offerte par des constructeurs de boîtiers comme Allot, Streamcore System, Ipanema ou Packeteer. Ils sont eux-mêmes concurrencés par Check Point, qui intègre des fonctionnalités comparables dans sa passerelle IP-Sec.

Le recours à ces produits coûteux et complexes intervient une fois que les autres solutions ont révélé leurs limites. La principale de ces solutions est donc celle des VPN/IP sous MPLS. Leurs opérateurs proposent de donner une priorité aux flux selon quatre à six classes de services.

La première sera dédiée aux flux temps réels - essentiellement la voix sur IP. Puis viendront généralement les applications métier critiques, la messagerie et la navigation sur le web. Si cette segmentation n'a pas besoin d'être affinée ou régulièrement modifiée, il n'est pas nécessaire de chercher une autre solution. Concrètement, les paquets de données seront marqués en fonction de leur degré de priorité via une écriture dans un champ baptisé DiffServ, nom du mécanisme le plus couramment utilisé. Selon ce degré, le routeur d'accès au réseau et les équipements du backbone de l'opérateur laisseront passer les paquets ou les bloqueront. Ce même mécanisme DiffServ peut être mis en oeuvre par l'entreprise sur les routeurs d'un réseau qu'elle a déployé elle-même, par exemple sur la base de liaisons louées. Mais ce type de démarche est de plus en plus rare.

Une approche plus fine que les classes de services

Si le nombre de niveaux de priorité doit être supérieur à cinq et si l'entreprise veut les modifier fréquemment, les offres des opérateurs se révèlent insuffisantes. Il faut alors recourir à des boîtiers comme ceux de la gamme PacketShaper de Packeteer, leader de ce marché. Pour se démarquer des opérateurs, ces spécialistes ont plusieurs arguments. Tout d'abord, ils permettent de mettre en oeuvre autant de niveaux de priorité que d'applications. D'autre part, parce qu'ils travaillent au-delà de la couche quatre (à laquelle se limitent les routeurs), ils sont en mesure d'identifier des centaines de flux applicatifs standards comme Citrix, Oracle, SAP, Peoplesoft et, bien sûr, web, messagerie, transfert de fichiers ou voix sur IP.

Puisque l'entreprise a la main sur l'équipement, elle peut en outre à tout moment modifier les règles de priorité. Elles concerneront non seulement les types de flux mais aussi leur sens, les serveurs et les utilisateurs, ainsi que les plages horaires (ce qui permet par exemple de donner des priorités aux sauvegardes nocturnes).

D'autre part, ces boîtiers se montrent plus intelligents que les routeurs. «Par exemple, plutôt que de bloquer les paquets non prioritaires, ce qui provoquerait leur réémission, ceux-ci sont retardés dans une mémoire tampon», détaille Eugène K'Dual, responsable commercial chez Packeteer.

Autre avantage de ces équipements, les constructeurs leur ont récemment conféré la capacité à compresser les données en temps réel. Ce que les opérateurs ne sont pas pressés de proposer, leur logique commerciale étant plutôt de vendre davantage de bande passante.

Architecture en étoile ou "any to any"

La mise en oeuvre de ces produits est réalisée selon deux architectures. La première, adaptée aux entreprises dont les sites ont une structure en étoile, sous-tend le déploiement d'un seul boîtier placé entre le LAN du siège et le routeur sortant sur le WAN. Mais si les sites sont amenés à dialoguer directement entre eux (on parle de mode "any to any") ou si la fonction de compression est activée, il est nécessaire d'installer un boîtier sur chacun d'entre eux. Pour accompagner cette tendance, les constructeurs lancent des produits d'entrée de gamme dont le coût démarre à 2.000 euros, contre 10.000 à 50.000 euros pour le haut de gamme.

Si Packeteer doit se démarquer des offres des opérateurs, la problématique de ses concurrents est de se démarquer de lui. Par exemple, Ipanema y parvient en ciblant d'emblée les entreprises dont les sites sont nombreux et dialoguent tous les uns avec les autres. «Il est alors très difficile de définir de façon cohérente des règles pour chacun des sites. Nos équipements déduisent et appliquent dynamiquement ces règles en analysant en permanence le trafic et en collaborant entre eux», explique Thierry Genot, directeur technique chez Ipanema. Dès lors, plutôt que de spécifier des règles, l'administrateur fixe des objectifs, par exemple sous la forme de temps de réponse d'une application qui seront mesurés au niveau des boîtiers. L'absence de visibilité sur les règles sous-jacentes est compensée par un effort sur la fonction de reporting.

Une alternative à ces boîtiers est proposée par Check Point dont la passerelle de VPN (VPN-1) intègre un mécanisme de gestion des flux, autrefois proposé en option sous le nom de Floodgate. «Capable d'identifier et prioriser quelque cent cinquante flux applicatifs différents, il est fonctionnellement comparable aux boîtiers spécialisés», affirme Thierry Karsenti, directeur technique Europe du Sud chez Check Point. Cette approche n'est toutefois pertinente que si l'entreprise déploie un VPN basé sur IP-Sec.

3.14 - Tenue de Noël pour les Catalyst de Cisco

Le constructeur améliore sa gamme de commutateurs. Il met l'accent sur le 10 Gigabit Ethernet et la haute disponibilité.

Le constructeur est prêt pour les fêtes. Les fidèles de Cisco trouveront en effet pas moins d'une vingtaine de nouveaux produits, principalement parmi sa gamme de commutateurs Catalyst. « Ces modules se déclinent autour de trois axes de développement majeurs : le 10 Gigabit Ethernet , les fonctions de haute disponibilité et l'extension de notre gamme de produits 10/100/ 1000, qui reste l'une de nos meilleures ventes », précise Jean-Marc Barozet, consultant Cisco.

Deux cartes de supervision

Autour du 10 Gigabit Ethernet, l'équipementier complète son offre avec deux cartes de supervision pour les châssis de coeur de réseau Catalyst 6500 (Supervisor 32 qui présente deux liens 10GE) et les châssis modulaires 4500 (Supervisor Engine V-10 GE avec deux ou quatre liens 10GE). Pour le châssis 6500, Cisco ajoute un nouveau module de supervision avec huit liens GE, un module 48 ports 10/100/ 1000, dont chacun des ports est autoalimenté (PoE, 802.3af), un module 96 ports 10/100 autoalimentés, etc.

Ces deux châssis, 6500 et 4500, bénéficient également d'une mise à jour de Cisco IOS, assurant une sauvegarde rapide entre deux cartes de supervision (fonction Non-Stop Forwarding with Stateful Switch Over). « Cette fonction trouve toute son utilité dans les architectures de téléphonie sur IP. Avec un basculement entre les cartes de moins d'une seconde, la QoS reste garantie », précise Jean-Marc Barozet. Enfin, Cisco déplace son entrée de gamme du 10/100 vers le 10/100/1000 en proposant une petite dizaine de commutateurs des gammes 3750 (empilables jusqu'à neuf unités) et 3560 (non empilables), dont certains dotés d'une autoalimentation par Ethernet.

3.15 - 11,3 millions d'accès Internet en France au troisième trimestre 2004

Lundi, l'Autorité de Régulation des Télécommunications a publié ses indicateurs relatifs à l'activité des fournisseurs d'accès à Internet au troisième trimestre 2004. Il apparaît qu'au 30 septembre 2004, le parc total d'accès à Internet a atteint 11,3 millions, en augmentation de 1,5 % au troisième trimestre 2004. L'augmentation du nombre des accès à haut débit se poursuit à un rythme de près de 12 % par trimestre. Le parc d'accès à haut débit atteint 5,5 millions. Le nombre d'accès à Internet à bas débit poursuit sa décroissance sur un rythme de 6,7% au dernier trimestre.

L'évolution du parc Internet

TCPIP IPV6 VOIP VPN IP IPV4

Chiffre d'affaires des FAI...

Dans un contexte de baisse des prix, le chiffre d'affaire des fournisseurs d'accès à Internet s'élève à 602 millions d'euros au troisième trimestre. Il diminue de 1,8 % par rapport au trimestre précédent, et retrouve le niveau du premier trimestre. La baisse du chiffre d'affaire généré par les accès à bas débit s'accélère (-13,2 %), et n'est pas entièrement compensée par l'augmentation du chiffre d'affaires généré par les accès à haut débit (+3,9 %). Il est probable que ce résultat, outre les mouvements de baisse sur les prix, illustre également un effet saisonnier défavorable des mois d'été.

Le chiffre d'affaires généré par la fourniture d'accès à haut débit, qui augmentait au même rythme que le parc au deuxième trimestre, adopte au troisième trimestre un rythme nettement moins élevé (+3,9 % pour +11,9 % sur le parc).

Sur le marché du bas débit, la décroissance du chiffre d'affaire s'accélère par rapport à celle du parc (-13,2% pour -6,7%). La substitution des accès bas débit par des accès haut débit se poursuit, le nombre d'accès à haut débit atteint désormais presque la moitié des accès totaux.

Haut débit : xDSL, câble, fibre optique, satellite, BLR...

En ce qui concerne les accès à haut débit, la clientèle grand public constitue la grande majorité des abonnements à l'xDSL et au câble tandis que les autres technologies s'adressent plutôt à une clientèle "entreprise". Le parc de lignes xDSL a augmenté de 12,9 % au troisième trimestre 2004, soit une croissance équivalente à celle du deuxième trimestre. Le chiffre d'affaires correspondant reflète des baisses de prix importantes, et n'augmente que de 4,4 %. Le parc d'accès à Internet à haut débit par le câble enregistre une croissance plus lente mais régulière (+1,8 %). Les autres technologies (BLR, satellite et fibre optique) enregistrent quant à elles au troisième trimestre une croissance de 11,9 %, avec un parc de 5,5 millions d'accès.

3.16 - Villes, transports, technologies face aux nouvelles mobilités

Sous la direction de Daniel Kaplan et Hubert Lafont
LGDJ, collection « Questions numériques », 380 pages, 35 euros
Parution : septembre 2004
Une collaboration Fing-RATP, avec le soutien de Bouygues Télécom

Un regard complet sur la mobilité urbaine, sous tous ses angles

Entreprises des TIC, transporteurs, constructeurs automobiles, logisticiens, fournisseurs de services et d'information, urbanistes, élus, entreprises utilisatrices...

Comprendre les tendances et les défis, bâtir des visions et des réponses communes

Identifier les besoins, les pistes d'innovation, les sources de valeur

Fruit de 18 mois de travail et de l'apport de 72 auteurs venus de 6 pays, Mobilités.net propose pour la première fois un regard complet, pluriel, à la fois prospectif et réflexif, sur ce monde mobile en devenir.

Plan détaillé de l'ouvrage et auteurs

Préface

Daniel KAPLAN, Fing

Introduction : Modernes mobilités urbaines

Hubert LAFONT, Ratp

Chapitre 1 - les mobilités : réalités et imaginaires

Introduction : « On a ouvert la boite de pandore de la mobilité »

Bruno MARZLOFF, groupe Chronos

Le nouveau paradigme de la mobilité

John URRY, Université de Lancaster
Mimi SHELLER, Université de Lancaster

Notes sur la mobilité à l'âge du signe

Georges AMAR, RATP

L'individu mobile dans une société hypermoderne

François ASCHER, Institut français d'urbanisme

Chronosapiens, le navigateur urbain

Dominique LAOUSSE, Ratp

La mobilité, c'est la mobilisation des accessibilités

Bruno MARZLOFF, groupe Chronos

Optimiser et/ou humaniser la mobilité ?

Francis GODARD, CNRS

Repenser l'offre de transports à partir de la mobilité

Vincent KAUFMANN, Ecole polytechnique fédérale de Lausanne

Vers une appropriation numérique de la ville ?

Stéphane CHEVRIER, Université technologique de Compiègne
Stéphane JUGUET, Université Rennes 2

Nomade, vous avez dit nomade ?

Thierry PAQUOT, Université Paris XII

Chapitre 2 - Technologies : vers l'intelligence ambiante

Introduction

Daniel KAPLAN, Fing

Technologies mobiles : un état des lieux

Cédric NICOLAS, Bouygues Télécom

Vers une utilisation conjointe des technologies de communication sans fil

Abdelkrim BENAMAR, Ericsson France

L'introduction des technologies mobiles dans les entreprises

Pierre SECONDO, IBM France
Marc BOISSEAU, IBM France

De l'inéluctabilité du Réseau Pervasif

Rafi HALADJIAN, Ozone

Le Japon de 2005-2010, pionnier de la société Ubiquitous

SUKETOMO Riyako, Jap Presse

Des objets communicants à la communication ambiante

Roland AIRIAU et Gilles PRIVAT, France Télécom R&D

PC : du Personal Computer au Pervasive Computing

Yannick LEJEUNE, 3ie

IPv6, un protocole internet pour le monde sans-fil

Patrick COCQUET, 6WIND

Réseaux sans fils de nouvelle génération

David SIMPLOT-RYL, Université de Lille 1 / Inria Futurs

Chapitre 3 - Pratiques sociales et communications mobiles

Introduction

Christian LICOPPE, Télécom Paris

« Je suis connecté donc je suis » - Le mobile dans la vie des adolescents

Eric KRUSE, Ericsson
Annalena STROM CARLSSON, Augur Marknadsanalys

L'hybridation contrôlée des usages du mobile en public : une approche située

Marc RELIEU, France Télécom R&D
Julien MOREL, Université de Rouen

Mobiles et sociabilité interpersonnelle : la présence «connectée»

Christian LICOPPE, Télécom Paris

La rencontre augmentée

ITO Mizuko, Université Keio
OKABE Daisuke, Université de Yokohama

Le chat SMS sur téléphone mobile

Carole-Anne RIVIERE, France Télécom R&D

L'usage des SMS et des MMS en France

Frédéric PUJOL, IDATE

Mogi, un jeu mobile pour redécouvrir sa ville et sa communauté de voisinage

Mathieu CASTELLI, Newt Games

Des SMS aux Philippines au Wi-Fi à Seattle - Militants et communication sans fil

Christophe AGUITON, France Télécom R&D

L'art de la foule : analyse du phénomène des flashmobs

Frank BEAU, Fing

Chapitre 4 - l'entreprise et la mobilité

Introduction

Charles-Henri BESSEYRE DES HORTS, HEC Paris

Les Très Petites Entreprises, l'organisation de leur mobilité et l'usage des TIC

Laurence DHALEINE, France Télécom Recherche & Développement

L'aéroport, lieu de toutes les mobilités

Benoît VEDEL, ADP Télécom
Jean-Marie PRADEL, ADP Télécom

L'innovation technologique, réponse aux nouvelles attentes du consommateur

Gérard GALLO, Laser / Echangeur (Groupe Lafayette)

Commerce à distance et mobilité

Paul SORIANO, IREPP
Jean-Rémi GRATADOUR, IREPP

Le commerce électronique entre mobilité et immobilité

Claire CHARBIT, ENST Paris
Alain RALLET, Université de Paris Sud

Commerce urbain, logistique et nouvelles technologies

Niklas Z. KVISELIUS, Stockholm School of Economics

Hauts débits mobiles et tourisme

Jacques GROS, IBM

De la subordination à la création de connaissance

Nicole TURBE-SUETENS, Distance Expert

L'impact des technologies mobiles sur les hommes et les organisations : une transformation du rôle des cadres ?

, Emilie GENIN, Hec Paris
Charles-Henri BESSEYRE DES HORTS, HEC Paris

Les compétences des managers nomades sont-elles différentes de celles des managers sédentaires ?

Henri ISAAC, Université Paris Dauphine

Chapitre 5 - espaces et e-spaces

Introduction

Yo KAMINAGAI, RATP

Mobilités imaginaires : les trois villes du cinéma de science-fiction

Frédéric KAPLAN, Sony CSL

Les champs de bataille à la pointe de la mobilité

Jean RANNOU et Virginie VACCA, CEIS

Extensions numériques des espaces de transport

Yo KAMINAGAI, RATP

Le métro, un laboratoire des formes de l'accueil

Cyril BURGET, université Paris X / RATP

Terra Incognita

Giuseppe ATTOMA PEPE, designer

Espace hybride : l'espace démultiplié par l'image et le temps

Naziha MESTAOUI et Yacine AIT KACI, Electronic Shadows

L'individu en mouvement dans la ville

Sylvie GALAM, RATP

Chapitre 6 - e-vehicules et e-transports

Introduction

Guillaume USTER, Inrets

Télématique automobile : du rêve à une certaine réalité

Emmanuel GRANDSERRE, 4icom

Efficience et sécurité du transport routier : de l'assistance au conducteur à l'automatisation

Michel PARENT, Inria

Segway, désamour

Alain GUILLEUX, philosophe

La ville de toutes les mobilités

Georges AMAR, RATP
Dominique LAOUSSE, RATP

L'internet mobile nouveau vecteur de l'intermodalité

Stéphane DISTINGUIN, faberNovel

Pour une mobilité raisonnée

Guillaume USTER, Inrets

Du véhicule au système de transport : l'enjeu des transports intelligents

 

Jean-François JANIN, ministère de l'Equipement

Chapitre 7 - Réguler une société nomade ?

Introduction

François MAHIEUX, Ratp

A propos de « Nomades et vagabonds »

Hubert LAFONT, Ratp

Mobilité et urbanité : usages du portable et régulations dans l'espace public

Françoise MASSIT-FOLLEA, ministère de la Recherche

Le portable et les autres

Serge GALAM, CNRS

Transports, NTIC et développement durable

Maximilien ROUER, BeCitizen

Mobilité et contrôle

Dana DIMINESCU, MSH

Les Nomades et l'Etat

François MAHIEUX, Ratp

La traçabilité de l'individu mobile : vers la surveillance désirée

Arnaud BELLEIL, Cecurity.com


Conclusion


Daniel Kaplan

Le commander en ligne : Amazon Chapitre.com

4 - Les résultats du Qcm TcpIp

Les résultats pris en compte sont basé sur les tests de 30 questions au niveau 3. Le record est battu ce mois-ci et le score est passé à 100 soit 30 bonnes questions sur 30. Le premier high score vient d'avoir lieu, il aura fallu attendre 1519 tests réalisés pour atteindre le record ultime.

Voici un tableau récapitulatif des score moyen et du nombre de tests réalisé par niveau :

Difficulté

Note moyenne

Nbre de tests réalisés


1

57

640

2

53

195

3

49

234

Félicitations au Normand Emmanuel Doguet 32 ans. Finissant sa formation chef de projet réseaux Bac+5, Emmanuel est à la recherche d'un emploi, n'hésitez donc pas à le contacter pour de plus ample renseignement.

En attendant que vous soyez le second à réaliser 30/30, nous vous souhaitons un bon QCM.

5 - Un rappel

Vous aimez TCPIP, alors n'oubliez de tester l'outil FrameIP.exe qui vous permettra de générer des datagrammes IP personnalisés. N'hésitez pas à nous retourner vos commentaires afin de nous aider dans l'amélioration de cet outil.

6 - Orientations de FrameIP

Nous avons toujours besoins d'aide, alors n'hésitez à contribuer à la vie de FrameIP. Cela peux très bien être la relecture d'un document comment plus intense avec l'animation d'une catégorie. participation AT frameip.com Pour plus d'information, vous pouvez consulter la page

aidez_nous

7 - Les partenaires

N'oubliez pas visiter les partenaires de FrameIP, qui grâce à eux, vous pouvez lire cette Newsletters.

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Un site internet réservé aux professionnels de la télécommunication d'entreprise, pas de zones payantes, pas de carte de crédit, l'inscription sur ILOTECH c'est gratuit. Si dans l'avenir certains services ou fonctions nécessitant une mise en place ou conception lourde pouvaient faire l'objet d'une participation, jamais les fonctions essentielles du site ILOTECH ne seront payantes : ilomessenger, messagerie interne, articles, liens web, interviews, chat. L'accès aux forums, à la logithèque et à l'annuaire d'entreprise restent pour le moment gratuit.

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Cela tient en deux mots "informations" et "échanges", que ce soit entre le grand public ou les professionnels des télécommunications. Ce domaine est très vaste, et cela est difficile de recouvrir tous les constructeurs de PABX. C'est pourquoi, vous pouvez être mis à contribution si le coeur vous en dit. Ce site est à but non lucratif et non commercial, et nous ne vendons aucun produit de téléphonie directement ou indirectement.

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Et maintenant, vous êtes perdu dans la technique...

    Les réseaux TCP/IP,
    le transport d'informations à travers le monde,
    les problèmes de bande passante, de PPPoE, de DNS,
    le courrier électronique,
    la sécurité, la connexion partagée...

Peut-être trouverez-vous ici quelques réponses à vos questions.

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Vous trouverez sur ce site quelques documentations tournant autour de la compréhension de TCP/IP. Le but de ces documents est d'être exhaustif dans les sujets abordés tout en mettant les connaissances à la portée de tous. Vous y trouverez des informations théoriques sur les normes et modèles, mais aussi des documents pratiques qui permettent la mise en place de solutions techniques de façon simple pour améliorer son réseau.

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Le but de ce site est de combler une des lacunes de l'Internet. On peut assez facilement trouver des logiciels pour Linux ou pour Windows... mais dès que l'on essaie de manipuler de manière assez poussée ces logiciels ou tout simplement comprendre comment les choses marchent, c'est très difficile de trouver de la documentation claire, et encore plus dur de trouver des exemples pratiques.

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Un site sur les Réseaux, Systèmes et Sécurités informatiques...

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Bonne continuation, L'équipe FrameIP
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