UCS de Cisco : une conception qui marque une rupture

Force est de reconnaître que Unified Computing System de Cisco n'est pas une offre de serveurs en lames de plus. Elle innove sur la gestion des entrées/sorties, la gestion de la mémoire et l'administration.

Lorsque Cisco a annoncé il y a deux mois la sortie de son offre de serveurs en lames, on a pu se demander si on avait bien besoin d'une offre de serveurs en lames de plus. Après un examen plus approfondi, il s'avère que l'offre UCS (Unified Computing Systems) marque une rupture avec la concurrence.

Une conception orientée vers la mutualisation des entrées/sorties
Contrairement aux produits concurrents, les châssis de lames de l'offre Cisco UCS ne comportent pas de slots d'extension dédiés aux entrées/sorties, qu'il s'agisse d'équipements LAN ou SAN.

Ces fonctions sont en effet externalisées dans un équipement qui peut être partagé par un grand nombre de châssis. Cet équipement baptisé UCS Manager existe en version 1 U (raccordable à 20 châssis) ou 2 U (raccordable à 40 châssis). Quant aux châssis eux-mêmes, leur format est de 6 U et ils accueillent 8 serveurs lames demi hauteur ou quatre lames pleine hauteur.

Une seule interface pour le stockage et le réseau
Un deuxième choix technologique original renforce la mutualisation des entrées/sorties. L'UCS Manager ne comporte en effet que des ports FCoE (Fiber Channel Over Ethernet), un nouveau standard pour les réseaux de stockage en Fibre Channel sur Ethernet.

Cela permet de diviser par deux le câblage qui part des serveurs en lames sans sacrifier l'intégration de l'existant, puisque l'UCS Manager peut être raccordé à des équipements Ethernet et Fibre Channel traditionnels.

Une capacité mémoire presque triplée
Chez IBM et HP, la mémoire vive de chaque serveur est limitée à 96 ou 144 Go, à cause de contraintes techniques imposées par Intel et AMD. De leur côté, les lames demi hauteur de l'offre UCS montent à 192 Go. Les lames pleine hauteur atteignent 384 Go. Appréciable dans les environnements virtualisés, une telle capacité peut être adressée grâce à un circuit développé spécialement par Cisco.

Un couplage entre machines virtuelles et ports virtuels
Cisco propose un commutateur logiciel, le Nexus 1000 V, embarqué dans l'hyperviseur VMware vSphere. Ce produit permet d'associer les machines virtuelles à des ports virtuels.

Les VM (Virtual Machines) pourront donc être installées et déplacées en mêmes que l'ensemble de leurs attributs (de sécurité notamment), pratiquement sans aucune contrainte physique. En particulier, elles n'auront plus besoin d'être regroupées par type sur les mêmes lames ou dans les mêmes châssis.

Une unification de l'administration
Cisco fournit un seul et même outil pour administrer les serveurs, le LAN et le SAN.

L'outil n'est autre que BladeLogic de BMC, premier éditeur à supports les API fournis par Cisco. Ces API sont également exploités par un outil plus frustre, proposé en standard par Cisco. Mais d'autres éditeurs, comme HP, IBM ou CA pourraient également suivre.



Posté le 26 mai 2009 par _SebF - Sébastien FONTAINE - source Reseaux-Telecoms


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