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Etude : 40 % de lignes IP dans les entreprises d’ici 2009

A la fin 2003, seules 2,5 %
des lignes téléphoniques dans les entreprises fonctionnaient sous IP
(Internet Protocol), ce qui représentait en volume environ 10
millions de lignes. Mais dans les cinq années à venir, elles
devraient très nettement progresser, comme le suggère l'Idate dans
une récente étude. L'organisme estime ainsi qu'en 2009, 40 % des
lignes téléphoniques dans les entreprises utiliseront la voix sur IP.
C'est-à-dire 180 millions de lignes. Une révolution qui implique de
profonds bouleversements chez les opérateurs de télécommunications.
NTT s'est par exemple engagé dans une migration vers un réseau tout
IP, tandis que British Telecom met en place son projet 21CN ( 21st
Century Network). Et bien d'autres annoncent déjà leur passage au
tout IP dans les prochaines années.
Depuis 2002, dans un contexte marqué par le développement des accès
à haut débit, on assiste à des lancements de services VoIP à grande
échelle auprès du grand public que ce soit en Asie, aux Etats-Unis
ou en Europe. Ils proviennent aussi bien des câblo-opérateurs, des
opérateurs DSL que d'opérateurs virtuels tels que Vonage ou Skype,
voire des portails à travers notamment les déclinaisons des services
de messagerie et de conférence.
Quelques centaines de milliers de personnes utilisent déjà la VoIP
sur plusieurs marchés. Ainsi, au début de l'année 2004, au Japon,
YahooBB! offrait ses services à plus de 3,6 millions d'abonnés,
tandis qu'aux Etats-Unis Vonage annonçait près de 115 000 abonnés,
et que Skype revendiquait 400.000 utilisateurs actifs.
Toujours selon l'Idate, le marché des entreprises ne reste pas à
l'écart , mais les modalités d'introduction de la VoIP font
généralement l'objet d'offres spécifiques. Les Etats-Unis devancent
légèrement le Japon et de manière plus importante l'Europe. Au début
2004, 23% des grandes entreprises japonaises utilisaient la VoIP,
tandis que 25% à 30% des entreprises américaines y avaient recours.
En Europe, le taux de pénétration atteint près de 15% à 20% : le
continent a connu un rattrapage important à la fin 2003 et au début
2004, en premier lieu au Royaume-Uni puis en Europe du Nord.
L'Idate recense encore divers freins à l'adoption de la voix sur IP
: l'investissement de départ, plus élevé à cause notamment du prix
d'achat des téléphones IP et d'un surcoût d'installation globale de
25 à 30 %. Les réticences s'expliquent aussi par la crainte des DSI
de ne pas pouvoir faire face aux menaces sécuritaires, dont la
prévention risque d'entraîner des coûts supplémentaires.
Posté le 30 mars 2005 par _SebF
- source Atelier groupe BNP Paribas
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