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Plan de continuité d'activités en temps de crise
S’il y a bien un budget qui se resserre dans les temps de crise, ce sont bien ceux liés au service qui ne produisent pas directement de valeur ajoutée et le plan de continuité en fait partie. Pourtant, un incident suffit pour que l’entreprise ne connaisse pas les années suivant la crise. Mais n’existe-t-il pas des phases avant de dépenser des millions dans des solutions ?
La première chose importante à connaitre avant la mise en place d’un plan de continuité est avant tout la démarche à réaliser pour venir à bout du projet. Pour la plupart des professionnels, la démarche reste la même avec dans un premier temps, la mise en place de l’organisation du plan de continuité, dans un deuxième temps, la mise en œuvre des préconisations faites lors de l’organisation et enfin la réalisation de la maintenance et surtout des tests du plan de continuité.
La plupart du temps, on associe, à tord, un plan de continuité avec des solutions techniques, des coûts que cela engendre, d’un retour sur investissement souvent difficile a calculé. Mais le plan de continuité comme écrit précédemment, c’est avant tout une organisation ; par ailleurs, les facteurs de réussite d’un projet de plan de continuité passent par la désignation d’un responsable PCA, voire d’un service dédié exclusivement à cela. Sans cette organisation, la plupart des plans de continuité sont voués à l’échec.
Il existe donc une multitude de tâches à réaliser avant de pouvoir estimer un budget nécessaire à la réalisation d’un plan de continuité. Des tâches qui ne coûtent que des jours hommes et qui sont donc moins onéreuses que la mise en place de solution. On peut estimer que dans l’ensemble des tâches 70 à 80 % sont destinées à l’organisation contre 20 à 30 % pour la mise en place de solutions. Dans un même temps, on peut estimer que la mise en place des solutions revient généralement entre 80 et 90 % du budget par opposition à l’organisation qui ne couterait que 10 à 20 % du budget.
Ces taches organisationnelles sont de toutes sortes : sensibilisation de la direction, mesure des risques et des impacts, schéma directeur du PCA, réalisation des documents, référentiel et tableaux de bord… L’estimation du temps nécessaire à la réalisation de ces tâches est aléatoire d’une entreprise à une autre. Il est donc difficile de donner des chiffres. Cependant, il faut tout de même quelque mois pour orchestrer toute l’organisation d’un plan de continuité et ceux-ci même dans une PME/PMI.
Nous avons donc d’un coté une crise qui peut avoir des conséquences sur le budget d’un plan de continuité et de l’autre un plan de continuité qui demande dans les premiers mois, une organisation et un coût humain. Le moment pourrait être donc opportun pour les entreprises d’initialiser un projet comme le plan de continuité lui permettant de maitriser les risques et s’organiser. Puis en sortit de crise, pouvoir mettre en place les préconisations faites pendant l’organisation.
Il est cependant évidant que lors d’un incident, l’entreprise ne sera pas préparer techniquement. Frank Herbert dans « Dune » disait : « la meilleure façon d’éviter un piège, et d’en connaitre l’existence ». Même sans moyen technique, une entreprise sera plus efficace face à un incendie si elle est en phase d’organisation. Et c’est tout l’intérêt de réaliser une étude des risques qui soit la plus exhaustive possible pour permettre d’identifier les vraies menaces et surtout les impacts de ces menaces sur l’activité de l’entreprise. Une fois identifier, un schéma directeur peut être construit et les actions prioritaires peuvent être mené soit pendant la crise, soit en sortit de crise.
Posté le 16 juillet 2009 par Clément Sannier
- source FrameIP
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